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archives Saison 1 et 2
 

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our time is running out — nénar

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SOS : 737
ÂGE : trente-huit ans.
CÉLÉBRITÉ : hugh dancy.
NATURE : humain ce qu'il y a de plus normal et pathétique.
EMPLOI : profiler, l'analyste des têtes et des fonctionnements humains, toujours à la recherche de plus de complexité et de folie, affamé de psychés torturées et malsaine. il travaille sous couverture à l'ASG.
« Fairy tales do not tell children dragons exist. Children already know the dragons exist. Fairy tales tell children the dragons can be killed »

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Narcisse Maide
save your life

MessageSujet: our time is running out — nénar Ven 1 Jan - 15:40



i've been looking for an angel

to kill the aching in my heart

don't leave me lost here in the dark

FT NERON ERISSON
La douleur dans son épaule lançait continuellement Narcisse. Au début, la sensation était passée de désagréable à insoutenable et sans antidouleur, il avait eu du mal à rester éveiller, préférant se laisser tomber dans les bras de Morphée et oublier un temps les sensations qui oppressaient sa chair. Mais maintenant qu'il s'y était habituée, elle était tout simplement atroce. Une douleur sourde, comme un bourdonnement intense que l'on ne parvenait pas à taire. Qu'il fermât les yeux ou prit de grande inspirations sensées le relaxer, le calme ne revenait pas. Il s'était perdu dans un brouillard épais. Sa blessure l'empêchait de s'occuper des rares missions de terrains auxquelles il était affecté, et à cause, ou grâce à sa blessure, il ne put participer aux séance de tortures. Au fond, il en était presque soulagé, car même s'il n'aimait pas les mutants, qu'il avait sur eux un avis arrêté et purement subjectif, il n'était pas prêt pour autant à leur faire du mal par pure sadisme. Il n'était pas ce genre d'homme et avait déjà assez de sang sur les mains.

Faire le mal pour le mal ne lui inspirait rien.

Il n'avait pas revu Néron depuis l'accident, il l'avait simplement croisé. Ou plutôt, Néron s'était souvent attardé sur le pas de la porte de l'infirmerie pendant qu'il somnolait où qu'on changeait ses bandages. Aucun mot n'avait été échangé, à peine un regard. Narcisse ne savait pas quoi penser de son collègue, hormis les idées habituelles qu'il avait sur lui, soit, qu'il était un gros connard qui ne savait pas viser. Ils ont fait deux missions ensemble, deux, et à chaque fois, impossible de tirer correctement, ou il rate la cible, oui il se trompe carrément de cible. Quelle galanterie. Il prenait la chose un plus doucement et amèrement que lors de l’événement ou la peur avait dévoré ses entrailles. La vue du sang incontrôlable s'échappant de la plaie l'avait fait perdre son calme, maintenant il était plus stable et reposé. Il ne gardait de la blessure qu'un souvenir désagréable, un visage alarmé penché sur le sien et la sensation de vide total. Et chaque jour il attendait que Néron prononce le premier mot. Chaque jour il attendait qu'il vienne le voir, le prenne dans ses bras, caresse ses lèvres des siennes, qu'il fasse n'importe quoi pourvu qu'il lui fasse un signe. Qu'il lui montre que tout va bien, que tout ira bien et que ce qui s'est passé ne changera rien à leur relation.

Mais rien ne se passe. Rien ne bouge. Rien n'arrive. Ce n'est qu'une illusion.

Il n'y a que les silence des murs blancs et des néons qui arrachent sa rétine.

Il n'y a que le goût abject de la nourriture qu'on lui sert, le bureau étant trop en ébullition pour qu'il daigne rentrer chez lui.

Il n'y a que la douleur et la fatigue.

Narcisse soupira et caressa une dernière fois le lit qu'il avait emprunté. Il était remis maintenant, de nouveau sur patte. En entier ou presque. Mais il était incapable de dire ce qui lui manquait, si c'était ce que la balle lui avait pris, où le tireur. Narcisse n'avait pas besoin de connaître Néron par coeur pour savoir qu'il devait s'en vouloir, que les visites n'étaient pas insignifiantes. Celui qui avait le plus besoin d'être rassuré, c'était lui. Narcisse n'arrivait pas, il ne pouvait pas lui en vouloir dans ses conditions. Ce serait cruel. Il n'était pas l'exemple de la compassion et se fichait pas mal de ce que les autres pouvaient ressentir, mais avec Néron c'était différent. Il savait qu'il avait souffert et il n'arrivait pas à l'ignorer et adopter le flegme typiquement humain de l'indifférence. On n'avait jamais cherché à l'aider lui, personne n'avait prit sa main. Il a toujours du être fort, tout assumer seul et garder ses larmes pour lui, ravaler les peines et les douleurs dans le coeur, cacher ce que l'on pense. Pour se protéger du monde, avancer, être heureux. Alors qu'il n'a jamais été heureux. Il n'avait jamais été heureux, il n'avait jamais été satisfait de sa vie. La seule chose dont il était fier était sa réussite professionnelle, le seul vrai choix qu'il ait jamais fait.  Mais, est-ce ça la vie ? Trimer pour crever en paix, pour crever d'une belle mort plutôt que dans le caniveau mais la tête dans les étoiles ?

C'était sans doute pour cette raison qu'il s'était accroché à l'idée de trouver l'âme soeur, quelqu'un en qui il pourrait faire confiance. Quelqu'un avec qui il n'aurait plus besoin d'être aussi humain, de devoir porter derrière lui le passé, de traîner vers le futur sans savoir où il mettait un pied. Suivre les codes, toujours. Simplement, partager son existence avec un être qui lui rappellerait qu'on a toujours le choix et qu'il n'a plus envie de subir ce que le destin - si il existe - lui impose. Quelqu'un qui pourrait lui donner le courage d'assumer ses opinions, de voir les monde de différentes façon plutôt qu'en noir ou en blanc. Mais il se dégonfle. Et a chaque fois il ne pense qu'au travail, cette haine qu'il voue aux mutants, haine dont il a oublié depuis longtemps la raison, mais qu'il nourrit comme le feu d'un foyer. Il n'a pas le courage de claquer la porte au nez, de prendre des risques. Parce que le concept de la liberté lui est encore plus flou que celui de suivre aveuglément sa société sans se remettre en question. Il préfère moutonner et tomber avec les autres que de tester seul si la falaise est dangereuse. Il préfère être monsieur tout le monde, haïr la différence et se nourrir des faits morbides que de regarder le soleil en face et être quelqu'un. Parce qu'il y verrait là tout les conneries qu'il a fait et à quel point le chemin qu'il emprunte et encore plus sombre que la route semée d'embûches de quelqu'un qui a prit son coeur et à décidé de vivre comme il l'avait décidé. Parce qu'il aurait tort.

Il ne doit pas douter de son travail.

Mais Néron le fait douter sans cesse.

Les couloirs se ressemblent tous, ils sont larges mais il s'y sent serré comme jamais. Il s'avance vers Néron, tranquillement. Comme il l'aurait fait avec toute simplicité plusieurs semaines auparavant. Après tout, il n'y a pas de raison de s'inquiéter, les mutants sont en cage, les monstres s'amusent et les victimes pleurent. Tout est absolument normal, sans l'être. « Néron. » Il l'appelle simplement, sans vraiment prendre un ton particulier. Il se presse. « Il faut qu'on parle. »

Il ne savent pas parler. Mais il a besoin d'entendre sa voix, de s'engueuler. De se dire que rien n'a changé.

GALLINEA

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“I believe there is another world waiting for us. A better world. And I'll be waiting for you there.”
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SOS : 1208
ÂGE : trente-neufs années gaspillées.
CÉLÉBRITÉ : michael -hot et sexy- fassbender.
NATURE : humain, pitoyable petit humain.
EMPLOI : militaire de carrière au sein de l'ASG, commando spécial, traque et rameute les mutants, boulot qu’il ne supporte plus.
LOCALISATION : quelque part ou ailleurs, cela n'a plus d'importance maintenant.


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Néron Erisson
Néron - roi des nérissons

MessageSujet: Re: our time is running out — nénar Ven 1 Jan - 16:33


OUR TIME IS RUNNING OUT
Narcisse & Néron

Lâche. Voilà le seul mot qui tournait en boucle dans son esprit depuis bien trop longtemps maintenant pour qu'il ne se rende pas compte lui-même que ce n'était pas normal. Qui peut juger de ce qui est normal ou ne l'est pas ? L'attirance, l'affection, l'amour pour un autre homme est-elle normale ? Pour certain, elle l'est, pour d'autre, c'est un pécher, quelque chose de condamnable, d'horrible, quelque chose de dégoutant, répugnant, immonde. Mais la encore, qui peut juger de cette normalité ? Néron est le seul à pouvoir en juger. Il ferme les yeux, ses poings s'abattent rageusement sur ce maudit sac de sable, sa mâchoire se crispe, la douleur se repend peu à peu et il l'oublie, il la laisse de côté, ses cheveux retombent sans aucune grâce sur son front, son t-shirt -blanc, pour une fois- lui colle à la peau, tout autant que la lâcheté dont il fait preuve au quotidien. Son souffle est erratique, il ne cherche pas à le contrôler, il se contente de se défouler encore et encore, de laisser toute la colère qu'il peut ressentir contre lui même s'extérioriser.

Il ne sait pas depuis combien de temps il est là, trop surement, mais pas assez en même temps, drôle de paradoxe. Il observe les jointures de sa main gauches en piteuses état, il faudra qu'il pense à désinfecter ses plaies. Il ne le fera pas, parce qu'il s'en fiche, il a mérité de souffrir, lui aussi et maintenant que son esprit n'est pas occupé à se déchainer contre un sac de sable pendu au plafond, il revient hanté ses pensées. Néron ferme les yeux, ses mains passent dans ses cheveux qu'il agrippe furieusement et il se relève, pas réellement conscient de s'être laissé glisser sur le sol. Il attrape une serviette trainant dans son sac et essuie ses mains, laissant des traces rougeâtres sur le tissu, il se fiche bien de ce à quoi ressemble ses cheveux. Il retire son t-shirt blanc pour simplement enfiler sa veste, noire. Il aime le noir, parce qu'il s'agit la de la couleur de son âme, de son cœur, noir, noir comme les ténèbres, noir comme un gouffre sans fond, noir comme une abysse perdue au milieu au milieu de l'océan.

Et sans cesse ses pensées sont assaillies par la même personne, le même visage, il entend son cesse le bruit assourdissant de son tir, le cri de douleur, il revoit le sang couler beaucoup trop rapidement, les traits crispés et il s'entend murmurer ses mots, Tout va bien. J'suis la. C'est faux. Rien ne va bien et il n'est pas là, parce qu'il est lâche. Lâche. Il ne supporte pas de le voir blessé par sa faute, il n'arrive pas à parler, les mots se bloquent dans sa gorge et il se contente de l'observe, sans doute trop longtemps et dans un silence trop pesant. Mais c'est comme ça, il est incapable de faire autrement, parce que ce qu'on appelle l'amour le bouffe de l'intérieur, qu'il est incapable de gérer ce sentiment, il est tout simplement incapable de gérer sa propre vie. Mauvais père, piètre amant. « Néron. » Il n'a pas besoin de se retourner, ses mains se crispent et il continue de ranger ses affaires, il ne dit rien, pour le moment, il n'en a pas envie, il n'y arrive pas. « Il faut qu'on parle. » Il affronte son regard, enfin. Misérable, Néron est incapable de plonger son regard dans le sien, de décrire la couleur de ses yeux, qu'il a pourtant observé pendant bien trop de temps « Parlons, dans ce cas là. » Il parait calme, ce n'est qu'une façade, il ne l'est pas, son esprit est en éboulions et ses pensées divagues. « De quoi tu veux parler ? »





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take me to church
And now, I need to know, if it's real love. Or is it just Madness keeping us afloat. And when I look back at all the crazy fights we had. It's like some kind of Madness was taking control.
And I have finally realized, I need to Love...

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Narcisse Maide
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MessageSujet: Re: our time is running out — nénar Ven 1 Jan - 19:15



when all the demons come alive

I’ll still be under your spell

it's could be heaven or hell

FT NERON ERISSON




Quand il arrive, il l'entend s’entraîner. Se déchaîner. Car il ne se rend pas plus fort, il ne fait pas ça dans le but de s'endurcir d'être encore plus ravageur, perfectionné. Ni pour se détendre vraiment. Il se bat contre le sac comme-ci il se battait contre lui-même, il se défoule dessus comme le vent s'acharne sur la nature, il s'acharne même si c'est inutile car il a besoin de cette douleur. Il nourrit sa rage à lui. Il frappe pour la douleur, il frappe pour frapper, pour donner tout ce qu'il a et tout ce qu'il ne peut plus cacher. Il réagit à peine à son arrivée et Narcisse prend sur lui pour ne pas le plaquer contre le mur d'en face et lui foutre un coup de poing dans le ventre. Ou l'embrasser sauvagement. Les deux s'il n'arrive pas à se décider. C'est tout ? Après tant de silences, des secondes qu'il a compté en heures, il se contente de réagir comme-ci il ne s'était rien passé ? Stupidité ou déni ? Envie de tourner la page ou provocation ? Néron. Narcisse ne cherche pas, il ne prend pas cette peine dans cette affaire dans laquelle il est déjà bien trop impliqué émotionnellement. Il s'approche du fauve sans craindre un coup. Il n'a pas à avoir peur. Néron s'arrête, il fait comme-ci de rien n'était, toujours.

Comment cet homme fait-il ?

Et puis la rage passe comme la pluie, fait place à une vague d'admiration, il admire la façon dont l'homme arrive à ravaler ses sentiments de cette façon, réussir à duper avec une telle maîtrise - pas assez pour le duper - ,puis à un torrent de colère. Une colère infantile car elle est dirigée contre les mains de Néron. Un détail insignifiant. Mais un détail tout de même qui rend l’atmosphère moins lourde. L'air plus palpable.Narcisse soupire. Un vrai gamin. Cette pensée lui arrache un sourire qu'il se refuse, se mordant la lèvre pour ne pas laisser la joie démystifier le moment, réprimer ses sentiments à lui qu'il veut pour une fois poser sur la table. Et pourtant. Il aimerait sourire, rire. Cela fait trop longtemps qu'il ne la pas fait. Pendant ces jours interminables il était l'homme de l'ASG. Comme il ne l'a jamais été. Et l'expérience n'a pas été agréable, alors il voudrait un instant oublier le boulot, tout oublier et juste redevenir lui même et lui aussi pouvoir simuler, faire comme-ci. Même mieux, arrêter de se cacher derrière des masques. Mais il ne le fait pas.

« Parlons, dans ce cas là. » Enfin le regard, le regard qui trahit ses mots, qui trahit ce calme qui l'énerve, qui l'insupporte. Ce regard qui trahit toutes ses intentions. Un énième soupir est poussé et Narcisse s'approche de lui, brise toutes les distances quitte à le mettre en difficulté. Il le met en face de ses problèmes, il se met en face de lui. Il le teste pour une fois. Il lui laisse une chance de prouver quelque chose. Quoi ? Lui même ne sait pas vraiment où ses propres gestes le mènent, ou son résonnement tortueux veux les emmener eux, encore une fois peut importe. Il a toujours joué avec l'imprévu, toujours fait fit de l’inattendu. Le calme de Néron ne veut rien dire, il ne veut plus rien dire. « De quoi tu veux parler ? » Il attrape les mains blessées sans lui demander son avis. « De nous. » Il caresse les blessures, rattrape la serviette dans le sac, sans même demander la permission. Au point ou il en est. Il enrobe, il panse un animal blessé, il le chérit. « De ton silence. »

Il laisse retomber ses mains, mais lui indique clairement d'un regard désapprobateur que le passage vers l'infirmerie n'est pas une option. « De nos sentiments. De ce qu'il s'est passé. » Le meilleur moyen de faire passer une douleur, un traumatisme, c'est d'en parler. Toujours parler. Et il sait que Néron hait parler, qu'il hait quand il parle trop, quand il est toujours en train de la ramener, quand il crache quelques sarcasmes.

GALLINEA

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Néron Erisson
Néron - roi des nérissons

MessageSujet: Re: our time is running out — nénar Ven 1 Jan - 20:53


OUR TIME IS RUNNING OUT
Narcisse & Néron

Narcisse comble le vide qui les sépare, il ose, tout simplement, ce vide comblé seulement par quelques pas et qui pourtant est bien plus profond, un déchirement, une cicatrice pas totalement refermée. Narcisse. Ses mains effleurent celle de Néron, sans lui demander son avis, il empoigne sa main gauche, douloureux, Néron se fiche bien de la douleur, seul la caresse de la peau de Narcisse contre la sienne est perceptible. « De nous. » Et il le laisse faire, tout simplement parce qu'il est incapable de l'en empêcher, incapable de bouger. Ses yeux alternes entre le visage de Narcisse et ses mains, qu'il trouve étonnamment douce, ou alors est-ce sa propre peau qui est trop abimée. « De ton silence. » Point sensible. Son bras retombe mollement le long de son corps et le regard de l'autre homme n'est que désapprobation. « De nos sentiments. De ce qu'il s'est passé. » Narcisse appuis sur ce qui fait mal, Néron n'aime pas parler, il a horreur de parler. Et il a horreur quand c'est lui qui veut parler, parce que Narcisse est comme lui, il parle et peu importe si ça peut faire mal, les mots franchissent ses lèvres, coupant, violent, comme un coup qu'on reçoit sans s'y attendre et on a beau s'y préparer, il fera toujours aussi mal, sera toujours aussi puissant et aussi destructeur.

« Tu penses qu'il y a encore quelque chose à dire ? » Et dans un autre contexte, un autre monde, une autre vie, ses jambes seraient déjà en train de trembler, mais pas ici, pas maintenant, pas dans ces circonstances. Il soupire légèrement et sa main droite viens caresser la joue de Narcisse, lentement, effleurant à peine la peau mal rasée, avant de glisser dans son cou et de venir frôler sa clavicule, il écarte le tissu de sa chemise et son pouce effleure la cicatrice toute réçente. « C'est de ma faute. » Ce n'est qu'un murmure, brisé, étranglé. Il sait lui même que la peau est plus sensible lorsqu'une cicatrice est récente, il en a fait les frais bien nombre de fois, son propre corps maculé et recouvert de fines traces pâles par endroit, ou de coupure mal refermée sur d'autres endroits du corps, la peau abimée, jamais réellement réparée, comme son cœur. « Je n'aime pas parler, tu le sais Narcisse et tu sais que mon silence n'est pas significatif, crois-tu vraiment que dans le cas contraire il se serait passé la même chose cette nuit la ? » Il n'a pas besoin de préciser, parce que Narcisse sait, parce qu'il ne le sait que trop bien. Néron fuit son regard, volontairement ou non cela n'a plus d'importance maintenant. Sa main s'égare encore quelques secondes sur la peau de son vis à vis. Ses mots se bloquent dans sa gorge, il a envie de crier, de laisse sa rage et sa colère exploser, de laisser placer à la tendresse dont il est incapable de faire part. « Tu sais ce que je ressens » Est-ce si difficile à prononcer ? Trois pauvres mots. Je t'aime.




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Narcisse Maide
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MessageSujet: Re: our time is running out — nénar Ven 1 Jan - 23:29



it wants to thrill you

this vengeful love that I've got

wants to consume you

FT NERON ERISSON
Pourquoi tu le laisse encore parler ? Pourquoi tu parles encore ? Narcisse n'a jamais eu les armes de Néron, il n'a jamais eu ses poings  ni la dureté de son coeur. Il n'a jamais eu que ses misérables pensées et ses mots qu'il connait sur le bout de sa langue de vipère, ceux qu'il utilise contre lui, qu'il sait acerbes et puissants. Ceux derrière qui ils se cache quand il ne peut pas affronter physiquement l'autre. Qu'il ne devrait pas utiliser contre lui. Mais c'est plus fort que lui, il a besoin aussi de le contrôler, d'en éprouver du moins la sensation, même si elle est bien trop loin de la vérité, il a aussi besoin de encore s'assurer qu'il pourra se défendre, si cela doit se finir il ne veut pas être le seul à partir en morceaux. Il ne sera pas seul à y laisser sa peau. Il place ses bombes, dans l'espoir de ne jamais s'en servir, mais il a besoin d'assurer ses arrières. Mais de quoi as-tu encore peur ? « Tu penses qu'il y a encore quelque chose à dire ? » Son coeur rate un battement. La peur d'avoir tout gâché, d'avoir perdu le dévore avec une telle force que son souffle en est coupé. Ou bien c'est la main de Néron qui explore sa peau, caresse sa joue, s'insinue contre sa clavicule, qui lui arrache ces frisson. Lui aussi sait toucher les points faibles. Mais il ne le fait pour les mêmes raisons. Il a peur de comprendre la phrase lâchée. Surement il se fait des idées.

Narcsse se sent hypocrite. Il se sent menteur comme jamais, égocentrique.

« C'est de ma faute. » Sa voix le hérisse. Les gens qui passent pour des victimes l'ont toujours dégoûté, peut-être parce que lui même ne s'est jamais avoué ses crimes. Coupable. Sans remords. Pas encore. Il aimerait que Néron soit plus sensible, compréhensif, qu'il le comprenne et sache lui parler, il le voudrait bien sur. Qui ne voudrait pas être comprit de quelqu'un ? Prit en pitié parfois, bordé comme un enfant ? Mais il le hait, il hait quand sa voix rate, quand les émotions s'en prennent à lui de cette manière. L'image qu'il a alors de l'homme fort dont il a besoin, du courage incarné se brise. Il ne veut pas cette réalité. Pas encore. Pas quand lui se sent déserté par ce courage. Il tressaille en sentant ses doigts contre la chair encore irritée. Se mord à nouveau la lèvre inférieure, mais loin de réprimer un sourire. Il ne sait pas en fait. La sensation reste agréable, parce que c'est Néron, mais étrange. Le souvenir de la balle lui revient, avec la douleur. Et il pense à toutes celles qui ont rencontré le corps de Néron, toutes les cicatrices qu'il arbore. « Je n'aime pas parler, tu le sais Narcisse et tu sais que mon silence n'est pas significatif, crois-tu vraiment que dans le cas contraire il se serait passé la même chose cette nuit la ? » Il ferme les yeux, savoure la sensation des mains de Néron comme-ci c'était les dernières. Comme ce soir là. Une dernière fois. Comme ce soir là. Il n'aime pas cela, il ne veut pas le perdre encore. Cette nuit était un autre temps, un autre contexte, les mêmes mains, le même coeur, mais à des lieux de ce qui allait arriver. Encore innocents. Maintenant, cela sonne comme quelqu'un chose du passé, révolu, dépassé, comme une erreur de jeunesse avec un joli décor. Qui ne reproduira plus. Ça le bouffe. Elle a réussi à détruire tout ce qu'ils avaient. L'amour.  « Tu sais ce que je ressens » Il ne supporte plus tout cela. Ces mensonges, ces pensées partagées, jamais exprimées. Il voudrait pour une fois que les cris du coeur s'échappent, qu'ils arrêtent de jouer un rôle. A quoi ça leur sert ?

A quoi ça te sert encore ?
Qu'est-ce que tu caches encore ?


Narcisse sait ce qu'il ressent. Néron sait ce qu'il ressent. Et ils savent tous deux que les sentiments partagées sont identiques. Ils se font échos. Mais il ne peuvent être dit, ça arrache les ego, brise les règles et toutes les normes. Gêne, ou est trop beau pour être osé. Lui insupportable soldat musclé brisé encore et encore avec le pauvre rêveur qui ne sait rien du monde, suivant son chemin sans se demander si demain sera beau ou non ? Ces deux cons qui s’engueulent tout le temps, qui n'ont pas encore comprit qu'il faut s'aimer avant la fin, qui ne comprendront jamais, ensemble ? C'est impossible. Ce sont des choses qui ne se disent pas, qui se ressentent, se vivent. Personne comprendrait. Les yeux toujours fermé il enregistre ces sentiments au plus profond de sa mémoire. C'est la dernière fois, oui, c'est la dernière fois qu'il ment. Qu'il se ment. Fausse promesse ou non, les dès sont jetés. « Cela pourrait-être si simple, pourquoi est-ce compliqué ? » Il le pousse contre le mur. Sa conscience lui murmure d'arrêter, il pourrait l'écouter. Lui qui n'écoute pas les cris du coeur, lui qui préfère écouter les mensonges de l'esprit. Mais pas ici. Pas maintenant. Cette fois-ci, il fait quelque chose, parce qu'il le veut. Et il écoute son putain de coeur. « De quoi as-tu peur ? » Il connait la réponse. Question rhétorique. Lui aime parler, alors il pose ses questions, questions auxquelles l'autre n'a pas besoin de répondre, sauf s'il le veut. Et ce que veux Narcisse il le fait, pose sa main sur le torse de Néron, effleure l'emplacement de son coeur, l'imagine battre à travers sa peau, s'accroche à sa main blessé, remonte vers son poignet et le sert, s'y accroche comme si sa vie en dépendant. Il se penche sur ses lèvres. Mais jamais ses yeux ne croisent ceux de Néron. Il ne veut que les sensations. Que la vérité. Plus de sous entendus. « Il faut qu'on se le dise avant que ce soit trop tard. » Avant que ça nous consume. Pourtant le baiser est déjà un brasier. Il se dit qu'il a surement fait une erreur, peut-être a t-il été entreprenant, même dans ce bar ils étaient anonymes, chez lui ils étaient seul, ici n'importe qui pourrait débarquer. Mais pour une fois il est heureux.

Ici il est heureux.Maintenant, il en est sur. Il peut le dire. Il est heureux.

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Néron Erisson
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MessageSujet: Re: our time is running out — nénar Sam 2 Jan - 12:02


OUR TIME IS RUNNING OUT
Narcisse & Néron

Une assurance à toute épreuve de façade, qui dupe beaucoup de monde, mais qui ne dupe pas Narcisse, Narcisse qui voit quand ce n'est qu'un jeu, qu'un masque, Narcisse qui retourne son esprit, Narcisse qu'il ne veut plus quitter. C'est un jeu féroce dans lequel les deux protagonistes se sont engagés, qui craquera le premier, s'auto détruire, se faire toujours plus de mal, pour finalement se faire du bien, paradoxe, étrangement paradoxe et pourtant c'est la seule façon de se dire « je t'aime », parce que c'est simplement leur façon à eux de le faire. Narcisse est conscient de ce qu'il ressent. Et Néron sait qu'il ne peut réellement le dissimuler. Mais ce n'est pas si simple, non, ça ne le sera sans doute jamais.

« Cela pourrait être si simple, pourquoi est-ce compliqué ? » Il ne sait pas, il est incapable de répondre à cette question et il aimerait y répondre, savoir pourquoi, se dire que ce n'est pas si compliqué que cela, mais ça l'est, cent fois trop. Il cède à la pression de Narcisse sur son corps, se laisse plaquer contre le mur, la surface dure et froide dans son dos, contraste étonnant entre le mur et son corps dont il n'avait pas conscience de la chaleur. « De quoi as-tu peur ? » Sa respiration s'accélère imperceptiblement. Les mots acides, tranchants, toujours, cicatrice rouverte, le sang qui coule à flot, trop rapidement, il ferme les yeux l'espace de quelques secondes tout au plus, il ne veut pas parler, ça termine toujours de la même façon. « Tu sais mieux que quiconque ce dont j'ai peur. L'abandon. Une histoire qui finit mal et sa ruine une vie, c'est con tu ne trouves pas ? » La main de Narcisse qui effleure sa peau et qui se pose contre son torse, les regards qui ne se croisent pas, Néron en aurait été incapable de toute manière. Narcisse se penche, leurs souffle qui se mêlent, ils respirent le même air, proches, trop proches. « Il faut qu'on se le dise avant que ce soit trop tard. » Le baiser ravageur, celui qui écorche les lèvres, celui qui fait s'entrechoquer les dents, et pourtant un des meilleurs, la saveur amère d'une lute contre soit même. Néron se laisse dominer un moment, il le laisse faire, parce qu'il a besoin de le laisser faire, il a besoin de se persuader que ce qu'il ressent est réciproque, alors qu'il ne le sait que trop bien. L'air qui manque, il se recule à peine, ne veux pas briser cette proximité agréable. « Tout ceci est incontrôlable ... Et ça me rend dingue. Ils essayent de nous briser, ils finiront par y arriver. Un jour, il sera trop tard. » Il capture ses lèvres dans une étreinte plus douce, une douceur dont il fait rarement preuve, mais il a déjà su en faire part deux fois avec Narcisse, il n'est pas comme les autres, pas comme toutes les personnes qu'il a déjà rencontré, il est unique, tout simplement.
Je t'aime.




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NATURE : humain ce qu'il y a de plus normal et pathétique.
EMPLOI : profiler, l'analyste des têtes et des fonctionnements humains, toujours à la recherche de plus de complexité et de folie, affamé de psychés torturées et malsaine. il travaille sous couverture à l'ASG.
« Fairy tales do not tell children dragons exist. Children already know the dragons exist. Fairy tales tell children the dragons can be killed »

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MessageSujet: Re: our time is running out — nénar Sam 2 Jan - 18:39



bleed for me, won't you bleed for me

on your knees for me

won't you bleed for me

FT NERON ERISSON
Néron a déjà vécu la fracture. Se réveiller dans la nuit dans les draps froids, se rendre compte que l'autre est parti depuis longtemps. Sans raison. Sans une mot. Laissant derrière lui tout ce qu'il a été, sans pitié. Mais avec un tel égoïsme, une telle cruauté. C'est pour cette raison qu'il est si distant, Narcisse le sait. Il sait que ces mots comme des lames de rasoirs sont des boucliers qu'il a oublié qu'il levait. Il n'a plus conscience de ce qu'il est, il n'a plus conscience du mal. Anesthésié de toute souffrance par la souffrance. Il sait que Néron a tellement eu mal qu'il n'arrive plus aujourd'hui à savoir si son coeur qui bat plus vite quand il l'embrasse, fait mal ou s'il fait du bien. Et Narcisse voudrait tellement lui réapprendre, il voudrait tellement le serrer fort contre lui et lui montrer le peu de lumière qu'il reste dans son propre coeur. Lui apprendre le peu de bonnes choses qu'il sait, lui montrer un autre chemin que l'ASG. Alors qu'il n'y a dans son esprit que l'ASG. Une obéissance aveugle, sans poser de questions. Il est arrivé là bas après une mauvaise rencontre, persuadé que tous les mutants sont mauvais. Persuadé que le monde est pourrit. Et il l'est. Mais maintenant ce n'est plus qu'un fait parmi tant d'autres.

La monde est pourri, mais personne n'y pourra jamais rien. Ni lui. Ni Néron. Ni l'ASG. Ni les mutants. Ni personne.

Il faudra des années avant que le monde ne soit plus agréable, les mutants entré dans les meurs, s'ils arrivent à se transmettre la mutation et encore. Et eux seront morts depuis longtemps, leurs idéaux effacés par le temps. Et de poussière il retourneront à la poussière sans avoir rien pu changer. Car il ne changeront rien, on retiendra peut-être leurs massacres plus tard dans les livres. On les verra peut-être comme des victimes de leur monde. Mais jamais personne ne saura rien de ce que eux étaient vraiment. Et de ce qu'ils voulaient être. Ils sont voués à l'échec. Narcisse ne veut pas finir comme un moins que rien, Narcisse ne veut pas être oublié dans le temps. Narcisse ne sait plus s'il croit en l'ASG. Toute sa vie il a voulu faire de grandes choses, mais il lui semble maintenant que ces grandes choses ont prit des proportions qu'il n'avait pas osé imaginer. Il s'est voilé la face longtemps. Mais la vérité éclate toujours au grand jour. Il se garde bien de partager ses doutes avec Néron, il sait qu'il réagirait probablement mal. Lui le soldat loyal. Tout deux savent que l'ASG est plus que leur emploi, leur "famille" de substitution ou quoique ce soit. Ils y sont autant enchaînés que les mutants. Loyaux jusqu'à la mort. Peut-importe qu'ils soient amis avec le patron, ou ennemis avec Lucrétia. Au premier faux pas, ils seront effacés, reprogrammé comme de vulgaires logiciels.

Néron répond à son baiser. C'est l'essentiel. L'essentiel c'est de savoir qu'il est là. Ce qu'il font est sans doute mal, mais ce font les mutants ne sera pas mieux. Ils ont un camp et c'est ainsi. Narcisse n'a pas besoin de plus. Il est fatigué de se battre contre plus fort que lui, de trop penser, parfois il aimerait juste que tout se taise. Il préfère se ranger dans les rangs du plus fort, avoir un but. L'idée d'une vie normale n'est même pas envisageable et il a déjà fait trop de mal pour se repentir. Il est résigné. Enfin. Il va continuer de bosser ici, continuer de capturer des pseudos-innocents et continuer à mentir. Il est bien plus en sécurité. Eux le sont moins. «Tout ceci est incontrôlable ... Et ça me rend dingue. Ils essayent de nous briser, ils finiront par y arriver. Un jour, il sera trop tard. » La situation leur a échappé. Ils se sont fait avoir. Par Marah, par l'ASG et par ceux qui tirent les ficelles. En fait, ils savent bien peu de choses. Tout ce qu'on leur dit n'est que poison, ils sont utilisés. Il en a conscience maintenant. Et c'est dangereux, dangereux d'avoir conscience qu'on est manipulé. « Que fait-on maintenant ? » Il se détache doucement de son emprise et attrape sa main blessé. « Déjà, on va aller nettoyer ça. » Il lui donne une petite tape sur les fesses, s'étonne lui même d'être aussi entreprenant maintenant,ici. Il se connait si mal.

Il se dirige alors vers les toilettes, il n'y a pas d'autre endroit de toute façon et il ne veut pas trop s'éloigner de cette salle oùil se sent plus en sécurité. Encore ces ficus mauvais pressentiments. Il n'a aucun matériel médical mais tant pis, déjà il va nettoyer le sang pour éviter que la pauvre personne qui sera chargé de s'occuper de son trou-du-cul de militaire borné ne hurle et lui fasse la morale. Même si il va y avoir le droit. Ah ça oui !Irresponsable. « Je vais nettoyer le sang. » Il se place en face du mirroir et s'arrête quelqu'un s'instant. Il fuit son propre reflet.
GALLINEA

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MessageSujet: Re: our time is running out — nénar Dim 3 Jan - 15:06


OUR TIME IS RUNNING OUT
Narcisse & Néron

Leur relation a pris une telle ampleur qu'à présente, Néron est incapable de la contrôler, incapable de se fixer sur un sentiment particulier, un ressentit, un évènement prenant place durant ces derniers temps, tout est parti de rien et a dégénéré en une violente tempête, emportant tout sur son chemin. Néron ferme les yeux un cours instant, pas plus d'une seconde, et pourtant cela semble s'apparenter à des heures et des heures, foutue perception du temps qui s'amuse à vous faire languir ou au contraire, vous rappelle avec une joie malsaine que les bons moments sont déjà terminés, sans que l'on puisse en profiter ne serait-ce qu'un instant, un petit instant de rien du tout qui s'effacera aussi rapidement qu'il est arrivé. « Que fait-on maintenant ? Déjà, on va aller nettoyer ça. » De nouveau, la douce caresse de la peau de Narcisse contre la sienne, il ne peut plus lutter, il a déjà perdu au fond et parlementer contre l'autre ne servirais à rien, pas aujourd'hui, pas maintenant, plus maintenant. Un mince sourire étire son visage lorsqu'il sent la main de Narcisse contre ses fesses. Deux Ados. Ca pourrait mal tourner.

Il se contente de suivre Narcisse vers les vestiaire, le laisse prendre soin de lui et pour la première fois il laisse la douleur irradier sa main entière, observe ses jointures abimée, le fait qui commence déjà à coaguler et former quelques croutes sur les plaies, pas vraiment beau à voir. « Je vais nettoyer le sang. » Il hoche vaguement la tête, laisse Narcisse faire couler de l'eau sur sa main et son regard se perd dans le tourbillon que l'eau rose forme au fond de l'évier, mouvement hypnotique, la fraicheur de l'eau contre la chair fait du bien. « Nous manquons de temps, pour tout. On va continuer de survivre dans ce monde, comme on l'a toujours fais. Survivre aux mutants, à ce boulot. » Soudainement, il retire sa main de l'eau et attrape une serviette pour essuyer les gouttes transparentes, le sang a arrêté de couler « Ca ira, je ne vais pas mourir de jointures abimées. » Encore heureusement, Narcisse ne lui pardonnerait sans doute pas dans le cas contraire. Il soupire doucement, son corps maintes fois abimé, maculé de cicatrices en tout genre, dont certains qui ne sont pas bien referméee, c'est comme ça à l'armée, on fait avec les moyens du bord et tant pis si ça laisse des traces indélébiles. « T'es pas obligés de prendre soin de moi Narcisse, je ne veux pas que tu m'adores, parce que jamais je ne serais l'homme que tu imagines. » Non, tu ne le sera jamais. Néron n'a jamais appris à aimer, les petites marques d'affection, il n'a jamais appris à être aimé de quelqu'un, hormis une personne, qui est partie, pour toujours, ça laisse des traces, des cicatrices fragiles qui peuvent être rouverte à cause d'un seul petit faux mouvement, ça ruine la vision du monde sentimental et peut être que sans cette épreuve Néron aurait été capable de gérer sa vie sentimentale, mais peut-être qu'il n'aurait pas rencontré Narcisse.



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MessageSujet: Re: our time is running out — nénar Lun 4 Jan - 21:21



there's a weight on my soul, aching for a golden kiss

with a love i can't control with a love i can't resist

won't you bleed for me

FT NERON ERISSON
La brûlure de l'eau chaude contre sa peau était lointaine, toutes ses sensations s'étaient évanouies le temps d'un instant, un instant hors du temps et de son joug. Un instant pour respirer et faire le point sur sa situation. La situation. Sur ce qu'il allait faire ou ne pas faire maintenant qu'il avait brisé le peu de barrières qu'il lui restait. Il avait définitivement baissé sa garde et ouvert toutes les portes de son coeur pour Néron. S'il voulait, l'autre pourrait le détruire. Quand il voulait. Et il ne pourrait que le regarder faire, sans pouvoir agir. Sans avoir la force d'agir. Parce qu'il veut y croire, il veut croire que leur. Narcisse en était conscient. Mais qu'il le veuille ou non, c'était inévitable. Il ne pouvait pas lutter éternellement contre ses sentiments et était maintenant, se sentait capable de les assumer. Eux et leur conséquence, sur eux et sur leur travail. On en était plus aux simples missions, aux simples attentions. Ils s'étaient clairement dit, chacun de leur manière ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre. Il n'y avait pas une seul de leurs pensées qui ne partagea l'once d'un soupir pour l'autre.

L'eau prenait une teinte pourpre. « Nous manquons de temps, pour tout. On va continuer de survivre dans ce monde, comme on l'a toujours fais. Survivre aux mutants, à ce boulot. » Néron retira brusquement sa main , le tirant de se rêverie et lui rappelant la chaleur  irradiant ses propres mains qu'il retira ensuite, le sang pulsant encore dans ses veines. Mais il savait que c'était pas cela qui avait chassé Néron. C'était son contact. Un contact auquel il n'était sans doute plus habitué. Survivre. Ils auraient pu avoir une vie totalement normale et vivre normalement, si une vie normale possède une simple définition. Ils avaient fait le choix de survivre, donner un but à leur vie, la pimenter. La défier chaque jour. Lui donner un sens inverse, pour plusieurs raisons. Par arrogance. Mais maintenant qu'ils avaient quelque chose à perdre, le défi n'était plus de continuer à respirer, narguer l'existence, mais continuer à vivre. Continuer à sourire, à ressentir, à croire. Toutes ces choses qui avaient pu leur échapper durant leur sommeil aphone. Choses qu'ils avaient pour la plupart oubliées et qui s'éveillait dans le printemps de leur âme dénaturée.  Où rien ne passait, aucune émotion, que des fars lumineux, instants de vies qui réveillait ça et là des parcelles de leur mémoire, venait leur rappeler ce que c'était qu'exister. Et non subsister. Survivre.

« Ca ira, je ne vais pas mourir de jointures abimées. » Narcisse soupire, se mord la lèvre inférieure, frustré. Pas moyen d'être sympa cinq minutes sans que le fauve se réveille. Non il va pas crever comme ça, heureusement, ce serait bête. Il se voyait mal traîner le corps à travers tous les couloirs. « T'es pas obligés de prendre soin de moi Narcisse, je ne veux pas que tu m'adores, parce que jamais je ne serais l'homme que tu imagines. » Sans pouvoir se contrôler, il laisse échapper un rire cynique. Lui l'adorer ? Et quoi encore ? Narcisse fait confiance en Néron, mais il n'est pas arrivé au point de croire en lui. La seule personne qui mérite l'admiration de Narcisse, c'est lui même. « Ne t'inquiète pas, j’essayais juste d'être sympa. Je vais pas changer tes couches non plus. » Ça non. Il ne manquerait plus que ça. Il se retourne et s'accoude d'une main à l'évier, laissant l'autre voyager dans ses cheveux et s'amuser avec ses boucles. Signe de stress. Il est dans une position inconfortable. En temps normal, il aurait essayé de cacher ces tics bien particulier. Mais il n'en prend pas la peine.

« Je m'en fous honnêtement de ce que tu as été, es et sera. Je me fais ma propre idée et ça me suffit, si je dois m'en mordre les doigts après, j'en prends l'entière responsabilité, je suis pas un gosse. Je sais ce que je fais. Je sais en quoi je crois. » Le sourire n'est pas de mise, ça ne l'amuse pas. Plus vraiment. Il avait l'impression de retourner des semaines en arrière, lors de leur premières missions où il avait désespérément tenté de faire comprendre à ce type qu'il était un bon gars. « Je me souviens de te l'avoir dit quand on était bourré dans ce bar, ça me je m'en souviens. Mot pour mot. "Je ne pense pas que tu sois sans coeur". Et je ne m'étais pas trompé.» Il ferme les yeux. Il n'est pas si sur d'avoir raison ou tort et il n'aura aucune façon de le savoir. Il n'a aucune preuve, tout ce qu'il a, ce sont des signes d'affections discrets et imitables. Il a juste envie de croire que c'est possible. Que Néron n'est pas juste une machine à tuer. Pas unique cela.  Cette soirée... En fait il aurait aimé ne pas y repenser, il n'avait jamais prit un telle cuite. Quelle cuite. Il devait être à moitié mort pour avoir couché avec cet abruti à l'époque. « S'il faut que j'attende des siècles pour qu'on soit heureux tous les deux, j'attendrais. J'attendrais que tu recommences à sourire, que ça aille mieux. On va s'en sortir tu sais, je compte pas mourir dans ce trou à rat. » Il abandonne le lavabo, de toute façon, il commençait à mordre sa peau et se remet face à Néron, ajuste le col de son t-shirt. « Et ne me dit pas de ne pas t'attendre. Je le ferais quand même, assbut. »

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MessageSujet: Re: our time is running out — nénar Dim 10 Jan - 12:35


OUR TIME IS RUNNING OUT
Narcisse & Néron

Il a tout gâché, encore une fois, il le sait, il ne le sait que trop bien, il arrive toujours à tout gâché d'une manière ou d'une autre, les sarcasmes sont de retour, après tout, ils ne sont jamais parti, on ne change pas un caractère comme cela, en un claquement de doigts, le monde serait tellement plus simple autrement. Néron laisse un discret soupir passer la barrière de ses lèvres et son regard voyage entre Narcisse et son propre reflet dans un des miroirs de l'endroit, misérable. Et un geste de la part de Narcisse attire son attention, il ne le relève pas réellement, mais ça lui fait de la peine, de voir l'homme face à lui qui ne tente même plus de dissimuler ses tics nerveux. « Je m'en fous honnêtement de ce que tu as été, es et sera. Je me fais ma propre idée et ça me suffit, si je dois m'en mordre les doigts après, j'en prends l'entière responsabilité, je suis pas un gosse. Je sais ce que je fais. Je sais en quoi je crois. » Néron a envie de crier, de crier qu'il a essayé de changer mais qu'il n'y peut rien, qu'il a été brisé et n'arrive pas à prendre le courage de tout reconstruire, il a envie de hurler, mais cela ne servirait à rien et de toute manière, aucun son ne s'échappe de sa gorge en ce moment même. Cette discution a déjà eue lieu bien trop de fois, et Néron a arrêter de compter.  Je me souviens de te l'avoir dit quand on était bourré dans ce bar, ça me je m'en souviens. Mot pour mot. "Je ne pense pas que tu sois sans cœur". Et je ne m'étais pas trompé.» Et pourtant. Toujours les mêmes mots, les mêmes mots qu'il a envie de contredire, mais il n'a plus la force de lutter contre Narcisse, pas à ce jeu là, pas au jeu de celui qui blessera le plus l'autre avec quelques paroles. « S'il faut que j'attende des siècles pour qu'on soit heureux tous les deux, j'attendrais. J'attendrais que tu recommences à sourire, que ça aille mieux. On va s'en sortir tu sais, je compte pas mourir dans ce trou à rat. Et ne me dit pas de ne pas t'attendre. Je le ferais quand même, assbut.  »

Il s'empêche de lever les yeux au ciel, tout est parfois si compliqué, il a l'impression d'être un gosse en manque d'affection, un gosse à qui on n'a jamais réellement appris à aimer quelqu'un de la façon la plus pure qui soit, non, il a simplement appris à blesser, à faire du mal à ceux qu'il pouvait aimer. Néron se sent soudainement oppressé par le lieu dans lequel ils se trouvent, oppressé par l'ASG, par sa vie toute entière. « Tu mérites tellement mieux Narcisse. » Il sait que l'autre va répondre, il le prend de cours « Laisse moi finir, pour une fois, fermes là, s'il te plait. » C'est plus une supplication qu'autre chose. « Tu aurais pu choisir une femme depuis bien longtemps, une belle femme avec qui tu aurais eu des enfants, ne me contredis pas, je sais ce qu'est la fierté d'avoir un enfant, tout le monde veut un jour ressentir cette émotion. Si tu l'avais voulu tu aurais pu être loin, tellement loin et pourtant ... pourtant tu es là, tu t'obstines à rester. » Il s'emmêle, le flot de pensées dans son esprit le submerge tout entier « Je n'aime pas parler. Je n'aime pas parler parce qu'on m'a jamais appris à le faire. Pourquoi t'es la ? Pourquoi est-ce que tu restes ? Je n'ai rien à t'apporter, Narcisse ... » Il passe ses mains sur son visage, dans ses cheveux et tire quelques mèches sans même s'en rendre compte, ces dernières retombent sur son front sans élégance « Dit le ... s'il te plait, dit le ... Narcisse ... » Il s'agit presque d'un sanglot, quelques paroles étranglées et ce sentiment qui le bouffe de l'intérieur.



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MessageSujet: Re: our time is running out — nénar Sam 30 Jan - 18:40





I just wanna feel
Real love feel the home that I live in

FT NERON ERISSON
 

« Tu mérites tellement mieux Narcisse. » Que Narcisse mérite mieux, c'est un fait. Indéniable. Une relation normale est basée sur la confiance, basée sur la bonne entente, sur des fondations plus ou moins bancales mais qui tiennent encore la route. Dans une relation saine il n'y a pas de haine, dans une relation saine il n'y a pas besoin de se faire de sang d'encre. De saluer chaque jour car ce jour pourrait être le dernier. Tout coule de source de la manière la plus naturelle possible, on se dit que l'on s'aime, on s'embrasse sans y faire attention et on tombe dans un quotidien doux et calme  qui avec un peu de chance peut rendre notre vie meilleur qu'elle l'est. Nous, rendre meilleur. A leur manière, Narcisse et Néron se rendaient meilleurs. Narcisse avait clairement noté des améliorations dans le comportement de Néron. Pas vis à vis de lui, mais vis à vis de ce qui l'entoure, de tout.  Il était persuadé que Néron commençait enfin à apprécier la vie et pas l'apprécier comme il le faisait avant, simplement en enchaînant mission sur mission et bordant son fils quand il en avait le temps – et il prenait toujours ce temps, Narcisse l'avait remarqué. Peut-être qu'enfin il avait envie de s'en sortir et pas seulement de survivre à chaque jour que dieu fait. C'était le sentiment que Narcisse avait. Il n'avait pas la prétention de dire que c'était lui, qui le rendait meilleur, mais il était persuadé que recevoir un peu d'estime de la part de quelqu'un n'avait pu que rendre le bougre entêté et insupportable un peu plus « humain » et moins « soldat ». Pourtant, cela ne faisait pas de leur relation une relation normale et positive. Ils s’engueulaient sans cesse et les rares moments intimes qu'ils avaient pu partager tous les deux n'avaient jamais été vraiment tranquilles. Mais Narcisse s'accrochait. Il aurait pu lâcher l'affaire depuis longtemps et se faire une raison : il avait couché un avec un con brisé et possessif, fin de l'histoire. Mais il avait toujours voulu voir la coté lumineux de Néron.  Il s'obstinait peut-être, mais il ne voulait pas admettre qu'il s'était sans doute trompé. Non. Il ne s'était pas trompé.

Cos I got too much life
Running through my veins
Going to waste

Narcisse n'était pas tout blanc. Bien au contraire. Il avait de nombreuses choses à se reprocher et n'était pas si heureux qu'il le prétendait. Chaque jour il doutait un peu plus de lui et du but qu'il poursuivait, but qui n'avait soit pas de sens, soit était totalement fou et irréalisable, dépendant de quel pied il s'était levé le matin. Être avec Néron l'avait forcé à se battre pour que chaque secondes de sa vie ne lui échappe plus. C'était l'un ou l'autre. Ils ne savaient pas se mettre d'accord, l'un devait toujours l'emporter et aujourd'hui on était loin du un partout.  « Laisse moi finir, pour une fois, fermes là, s'il te plait. Tu aurais pu choisir une femme depuis bien longtemps, une belle femme avec qui tu aurais eu des enfants, ne me contredis pas, je sais ce qu'est la fierté d'avoir un enfant, tout le monde veut un jour ressentir cette émotion. Si tu l'avais voulu tu aurais pu être loin, tellement loin et pourtant ... pourtant tu es là, tu t'obstines à rester. » Il lui arrivait de se lever le matin et de dire qu'il n'était pas encore trop tard pour se ranger, avoir une vie normale, une famille, un enfant. Oui. Ses parents seraient fier, il serait fier lui aussi. La encore, Néron marquait un point. Bien sur qu'il aurait aimé avoir une famille, un enfin qui aurait fait un métier sympathique, celui de son rêve. Qui n'aurait pas subit la pression de ses parents, qui aurait pu avoir une existence bien meilleure que la sienne dans un monde bien moins pourri. Il aurait peut-être quitté le continent, acheté une maison en Afrique et fini sa vie au milieu de la savane, profitant de la création de Dame nature et des bienfait de la vie. Mais parce qu'il avait rencontré Néron, il savait que tout ceci n'était que des chimères. Des rêves qui au mieux étaient ceux des autres, au pire irréalisables et vains. Il s'y était résigné. Il s'y était résigné parce qu'il savait que ça n'avait plus d'importance. Il y avait ici, à Washington, quelqu'un qui valait autant d'or que ses rêves de gosses. Quelqu'un qui valait la peine de tout plaquer tout abandonner et au pire, si ce n'était pas le bon choix, ce serait une belle aventure qu'une balle dans le crâne terminerait dignement. Narcisse ne se faisait pas d'illusion, en restant, il savait très bien qu'il ne finirait jamais sa vie dans une maison de repos, vieux, la tête perdu dans les étoiles littéralement.


I don't wanna die
But I ain't keen on living either

Il allait probablement souffrir comme un chien. Et ça n'allait pas être comme dans un conte de fée. « Je n'aime pas parler. Je n'aime pas parler parce qu'on m'a jamais appris à le faire. Pourquoi t'es la ? Pourquoi est-ce que tu restes ? Je n'ai rien à t'apporter, Narcisse ... » Pourquoi accepter tout ça pour Néron ? La réponse tiens en trois mots à peine. Trois mots qu'ils n'arrivent pas à se dire mais qu'il faudra bien un jour prononcer. « Dit le ... s'il te plait, dit le ... Narcisse ... »Il sera le premier. Des deux, Narcisse se sait être le plus émotif et le plus sensible, bien qu'il se cache derrière une armure d'hypocrite manipulateur. Il a ses torts et sait jouer des autres, oui, mais il a un cœur que Néron jamais n'aura. C'est ce qui fait qu'ils se complètent. Là où lui est en proie à des émotions intenses, Néron à la force d'un lion. Celle suffisante pour braver les vents et marrées de la vie. Celle dont il a cruellement besoin. Narcisse prit une grande inspiration et attrapa les mains de Néron, abandonnant le rebord de l'évier.  Il caressa l'intérieur de la paume, réfléchissant à ce qu'il allait dire. Contrairement à Néron, il aimait parler et ressentait ce besoin de mettre un mot précis sur la moindre de ses émotions. C'était un moyen de se rassurer et de s'assurer que celles-ci étaient normales, nommables, claires. Une manière de ne pas se perdre qui pouvait en énerver plus d'un et qui n'était pas comprise d'autres. « Néron... » Il hésite à tout balancer ou rester encore évasif. Pourquoi faire de toute façon ? Pourquoi ne pas dire ce que l'on sait déjà ? « Je ne sais pas comment s'est arrivé. J'imagine que dès la première fois que tu as posé tes yeux sur moi, du genre, que tu m'as vraiment regardé et pas croisé dans un couleur.Je me suis senti exister aux yeux de quelqu'un, en bien ou en mal. Cela ne m'importait pas vraiment. Et pour la première fois je ne me retrouvais pas uniquement face à une carcasse haineuse qui voulait juste étriper des mutants pour satisfaire de pulsions sadiques ou je ne sais quoi je.. ; -il ricana – je me suis dit qu'enfin j'avais rencontré quelqu'un de saint d'esprit. J'avais tort. Ou alors, c'est moi qui suis devenu fou.... [/b]» Il ferma les yeux et quitta les paumes de Néron pour caresser ses joues.


Before I fall in love
I'm preparing to leave her


« Fou de toi. Je n'ai jamais été doué en relation, tant mieux, tu l'étais pas non plus, c'était plus facile. J'ai eu peur que tu sois un mutant quand ce connard à posté cette liste de merde. Mais non tu étais un humain, ou mieux. Je ne sais pas bordel. Je sais que tu es loin d'être un ange mais à mes yeux tu en es un. Mon ange. A moi. Je ne suis pas sorti avec beaucoup de filles... ni de gars. J'ai essayé d'être loyal, sérieux, mais les gens se lassaient de moi parce que j'étais trop sérieux. Et avec toi, tu t'en foutais juste complètement. Tu n'avais de compte à rendre à personne.  Rah, seigneur. Crois-moi je ne pensais jamais dire un truc pareil de ma vie, pitié qu'on nous enregistre pas... Néron. Je pense que je l'ai toujours su, je commence à croire à ces conneries tu vois. Je t'aime. Je t'aime depuis la première fois, depuis que tu m'as plaqué contre un mur et m'a foutu une bonne baffe dans la gueule. Depuis que tu m'as rappelé que rien n'était acquis. Tu m'as vraiment fait tourner en bourrique crois moi... Mais si je reste, c'est parce que je ne veux pas partir. Je n'ai plus la force de tout recommencer, je n'ai jamais été très fort tu sais. Alors tant pis, je joue quitte ou double. Je reste parce que je t'aime, je t'aime de ton mon cœur, de toute mon âme et je ne me vois dans les bras de personne d'autre que toi. Même si ça doit me tuer, même si je dois souffrir et même si ça finira mal. Je t'aime. Et je veux passer ce qu'il me reste de temps à vivre avec toi. Néron. Je sais que officiellement tu es encore marié mais... Veux-tu m'épouser ? » Cartes sur table. Il jouait tout. Pour tout rafler ou tout perdre. « Je sais que c'est précipité, peut-être même stupide, genre vraiment stupide, mais on a si peu de temps devant nous et je suis sur de moi. Tout va trop vite et j'ai peur qu'on se fasse rattraper par le boulot. On joue avec le feu et on ne tardera pas à se brûler. Tu n'es pas obligé de me répondre maintenant, tu peux me gifler et me laisser comme un con, ça n'a plus d'importance maintenant. Parce que je suis avec toi. Et je voulais au moins que tu saches à quel point tu comptes pour moi. Tu n'as pas idée de ce que je ferais pour toi. Je voulais juste, te le dire. Quand tu seras prêt, quand ça ira mieux, peut-être. Et si ça doit mal finir, je veux l'avoir dit, je ne pourrais pas partir ou te laisser partir avec ça sur le cœur. Même si de toute façon, je ne compte pas abandonner ni laisser la mort t'emporter, crois moi. » Son autre main, fourrée dans sa poche, jouait avec un anneau. Il laisse échapper un autre rire un peu coincé. C'est fou, tant pis. « Tu voulais savoir ? Tu sais tout maintenant. Tout ce que je n'aurais jamais osé t'avouer autrement. Que je n'assumerais pas dans les minutes à suivre. Tu sais tout ce qu'il y a sur mon cœur, ce n'est pas grand chose. Pour moi, c'est tout ce qui me tient en vie. » Narcisse rompit tout contact et s'enfuit de la salle, les larmes aux bordes des yeux. Il ne voulait pas voir sa réaction, il avait tout foiré. Il tremblait. Il ne savait plus quoi penser de lui, il se sentait tellement bien et en même temps si mal. Il avait peur. La véritable peur. A cote de celle là, mourir n'est rien. Mourir n'est rien comparé à l'idée que ce qu'il ressente ne soit pas réciproque.
Pas à ce niveau.
Qu'il ait tout foiré.

HRP A LIRE:
 
GALLINEA

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You can't wake up
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NATURE : humain, pitoyable petit humain.
EMPLOI : militaire de carrière au sein de l'ASG, commando spécial, traque et rameute les mutants, boulot qu’il ne supporte plus.
LOCALISATION : quelque part ou ailleurs, cela n'a plus d'importance maintenant.


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Néron Erisson
Néron - roi des nérissons

MessageSujet: Re: our time is running out — nénar Sam 30 Jan - 20:52


OUR TIME IS RUNNING OUT
Narcisse & Néron
I'm bleeding out for you.

Déluge intérieur de sentiments, tempête qui fait tomber les dernières barrières, les derniers murs. Néron est misérable, en plus d'être lâche, il ne sait plus qui il est, il ne sait plus ce qu'il est et ce qu'il fait la, il ne sait plus ce qu'il ressens, un amas de ressentit tous plus fort les uns que les autres, aussi destructeurs que la plus puissante des marrées, que la plus violente des tempêtes, que le plus ravageur des incendies, il ne sait plus, est incapable de savoir, de trouver par lui-même, homme ou soldat ? Deux vies qui se confondent dans une seule, deux états d'âmes, deux façons de faire et de penser différentes, contraires et opposées par tous les moyens possibles et inimaginables. Néron est totalement largué dans un monde qu'il ne connaît pas, qu'il ne connaît plus depuis des années maintenant. Le point de rupture est proche, si proche, et pourtant si lointain, Néron se sent partir, observe l'étrange lumière qui l'éclaire soudainement et se demande ce qu'il doit faire, pour une fois dans sa putain de vie, il veut faire le bon choix et ne plus regretter, de plus douter, pour une putain de fois, il veut choisir par lui-même, réfléchir posément, mais cela lui ressemble tellement peu, qu'il se demande s'il en ai capable.

Apocalypse dans son crâne, révolution dans son esprit, il ferme les yeux et se laisse envahir par la sensation des doigts de Narcisse se mêlant au sien, caressant la peau écorchée après tant d'années, cicatrices de l'âme, sensation qui semblent décuplée par il ne sait trop quoi, Néron se laisse peu à peu tomber dans ce gouffre sans fin de l'amour, une nouvelle fois, une seconde fois, lui sera-t-elle fatale ? Il ne sait pas, il se sent bien, pour la première fois depuis bien trop longtemps, il se sent bien. Poison dans ses veines, il est tombé dans le piège qui sera sans doute destructeur, il l'est toujours, mais pour le moment il s'en fiche, pour le moment, il veut être lui-même, ne pas se demander si demain il sera toujours en vie, ne pas se demander ce que cette vie de merde lui réserve aujourd'hui, il veut que cet instant ne finisse jamais, que la douceur soit toujours de mise et que Narcisse reste prêt de lui et pour la première fois depuis le début de cette relation, Néron se rend compte que Narcisse est devenu un pilier, qu'il s'y accroche désespérément, bouée de sauvetage dans cet océan déchainé.

Et Néron écoute, boit ses paroles, ne peut détacher son regard des mains de Narcisse dans les siennes, il se sent léger, ses lèvres se pincent, il ne sait que dire, que faire, alors il laisse Narcisse parler, pour une fois, il écoute sa voix qu'il aime tant malgré tout, les mots qu'il déteste et admire à la fois, tous les mots qu'il ne sera jamais capable de dire, la main de Narcisse vient caresser sa joue. Douceur dans les gestes, douce étreinte dont Néron ne veut plus se séparer, cela devient comme une drogue sans même que l'on s'en rende compte, on en veut toujours plus et un fin soupire de contentement passe ses lèvres. Il écoute, il boit les paroles, cette déclaration, totalement chamboulé, il supplierait Narcisse de ne jamais s'arrêter. Flot de paroles et Néron ne retient qu'une phrase, une seule, son cœur tambourine dans sa poitrine, son souffle s'accélère imperceptiblement et il est complètement paralysé, tétanisé, peur, joie, colère ou tristesse ? Il ne saurait le dire. Il en ai incapable, ça le brise un peu plus, pour mieux le reconstruire par la suite. Il n'entend plus les paroles de Narcisse, son esprit reste bloqué sur ces quelques mots, 4 mots. Une question. Une putain de question. Le rire nerveux de Narcisse le ramène à la réalité, oui, Néron sait tout maintenant et Narcisse ne sait rien, enfin si, mais il n'en ai sans doute pas certain et il ne le sera pas tant que Néron n'aura pas trouvé le courage de parler lui aussi, de laisser ce qu'il a sur le cœur éclater au grand jour.

Il n'arrive pas à réagir quand Narcisse fuit, quand il s'écarte brusquement, quand Néron ne sent plus la chaleur de la peau de Narcisse contre la joue, il relève à peine le regard mais c'est trop tard, l'autre est déjà loin, trop loin, beaucoup trop loin pour lui et le poing de Néron se crispe, Néron se rapproche de ce putain d'évier, il ne sait pas pourquoi, il a envie de crier, de hurler sa douleur et sa peine, mais au lieu de cela, son poing atterrit furieusement dans le pauvre miroir, le brisant sous l'impact, laissant les morceaux de verre s'enfoncer dans sa peau et se briser un peu plus sur le sol dans un fracas assourdissant au vue du silence régnant dans la pièce, il ne laisse aucun sons sortir d'entre ses lèvres, aucun gémissement de douleur ou de tristesse, il encaisse et le sang s'écoule déjà de la blessure, coule le long de sa main et tombe dans l'évier, parce qu'il a été con, parce qu'il a été incapable de dire quoi que ce soit, ou alors est-ce Narcisse qui ne lui a pas laissé le temps de faire, il ne sait pas, il ne sait plus. Il ferme les yeux, laisse l'eau couler sur sa main meurtrie et retire comme il peut les brisures de verre, les épaules soudainement secouées par un sanglot incontrôlé, respiration erratique, il soupire et s'adosse au mur, s'y laisse lentement glisser jusqu'à atteindre le sol et ramène pitoyablement ses jambes près de son torse, le corps agité de sanglots, comme un gosse qui pleure la disparition de ses repères, ceux de Néron sont brisés, détruits. Et seul Narcisse pourra les réparer.



___________________________________

take me to church
And now, I need to know, if it's real love. Or is it just Madness keeping us afloat. And when I look back at all the crazy fights we had. It's like some kind of Madness was taking control.
And I have finally realized, I need to Love...

les plus beau:
 
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