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archives Saison 1 et 2
 

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FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah)

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MessageSujet: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Lun 7 Déc - 20:25

La veille de Catch us if you can.

Aujourd'hui, la journée d'étude avait été courte, en raison de l'absence de quelques professeurs partis en colloque. La chance était du côté de Roman, qui n'était pas censé travailler à la boutique ce jour-là et qui n'avait pas de service à rendre Anthelme. Un étudiant normal en aurait très certainement profité pour appeler ses amis et organiser une sortie en ville, mais Roman – ou Liokan, comme on l'appelait parfois – n'était pas un étudiant comme les autres. Depuis que son nom d'emprunt figurait parmi la liste des mutants dévoilée sur internet, il ne pouvait plus se permettre d'escapade insouciante dans les centres commerciaux. Il sentait les regards emplis d'animosité ou de curiosité malsaine que lui portaient les autres, des regards auxquels son pouvoir ne lui permettait pas d'échapper. C'était stupide ; toutes les personnes qu'il croisait n'allaient pas le dénoncer à l'ASG ou même le considérait comme un monstre, mais Roman préférait être prudent. Ce n'était pas le moment de se faire remarquer.
Il ne se sentait finalement pas déçu d'être rentré chez lui bien plus tôt que d'ordinaire. L'eau qui rinçait son corps au terme d'une bonne douche bien chaude évacuait la tension que Roman pouvait ressentir lorsqu'il se sentait menacé, ou que son addiction à son pouvoir se faisait plus forte. Prendre soin de lui était un luxe que Roman appréciait particulièrement, après en avoir été privé à plusieurs reprises dans sa vie. S'il pouvait se faire beau et entretenir sa beauté, cela signifiait qu'il était en paix et en sécurité, et qu'il n'avait aucun problème plus important à régler. Roman admira longuement son reflet sur le carrelage, pour le simple bonheur de pouvoir s'admirer. Il trouvait toujours étrange de ne pas avoir de marque plus visible de la torture sur son corps, mais il savait bien que ce n'était pas le but qu'avaient recherché ses bourreaux. Comme s'il savait qu'il serait plus difficile d'admettre la torture si rien ne la marquait visuellement.
C'est en sortant de la douche que Roman entendit au loin la porte de l'appartement claquer. Sa sœur était rentrée. Roman ne prétendait pas la surveiller ou vouloir contrôler sa vie d'une façon ou d'une autre, mais il trouvait toujours plus rassurant de savoir que Marah était rentrée et qu'elle n'avait pas eu de problème à l'extérieur. Ce sentiment était particulièrement vivace depuis le jour où elle s'était fait tirer dessus à son travail. À son travail. Cela n'aurait jamais dû arriver.
Roman résista à l'envie d'utiliser son pouvoir pour se rendre présentable, et notamment pour arranger la masse informe de ses cheveux dégoulinants. Cela paraissait peut-être narcissique de sans cesse désirer être présentable, mais Roman faisait tout particulièrement attention à l'image qu'il renvoyait de lui, afin de ne plus renvoyer à la loque misérable qu'il était quand il avait seize ans. Mais il s'agissait de Marah dans le cas présent, et cela changeait tout. Parce qu'elle savait et qu'elle ne le jugerait jamais. Elle pourrait donc supporter des cheveux mal coiffés sans se sentir vexée parce qu'il n'avait pas fait l'effort d'être impeccable.
Il se dirigea tranquillement vers l'entrée dans l'espoir d'y surprendre sa sœur.

« Coucou, dit-il en l'embrassant sur la joue. J'ai acheté des beignets, si tu veux, ils sont dans la cuisine. »

Roman s'éloigna un peu pour l'observer, et ce qu'il vit ne lui plaisait pas vraiment. Comme tout le monde, Marah était préoccupée par les récents événements. Il ne pouvait pas lui en tenir rigueur, mais il devait admettre que ça ne lui plaisait pas du tout. L'anxiété de l'un avait trop souvent tendance à se communiquer à l'autre, car ils avaient bien du mal à se couper l'un de l'autre pour ce type de sentiment.
La solution classique des jumeaux était généralement de se taire sur les peurs communes et de s'apporter le réconfort nécessaire. Les sujets tabous n'étaient jamais traités que de façon tacite, car un regard exprimait bien plus que des mots. Mais parfois, les mots redevenaient nécessaires, car ils permettaient de mieux comprendre des sentiments trop flous. Et puisqu'il n'avait aucune honte à se confier, il fut celui qui se lança.

« Tu sais, j'ai l'impression que tout le monde me regarde bizarrement dans la rue. Même les personnes qui ne me connaissent pas. C'est dingue, non ? De penser qu'on allait de nouveau se retrouver dans ce type de situation... »

Roman conclut sa phrase par une grimace. Ils n'étaient plus poursuivis par l'ASG avec le même zèle que quand ils avaient seize ans. Ils avaient pu reconstruire leur vie, après tout, et jusque là leur identité avait tenu le coup. Mais voilà que Roman connaissait quelques doutes. L'impression de ne jamais pouvoir sortir du piège dans lequel ils étaient tombés ne le quittait plus vraiment. Mais peut-être n'était-ce pas cela qui était important.
Car derrière sa remarque apparemment anodine, Roman posait une question bien plus essentielle, qui le taraudait depuis bientôt dix ans. Comment en étaient-ils arrivés là, tous les deux ? Comment avaient-ils faits pour tomber dans une situation aussi désespérée ?
Il n'y avait pas vraiment de réponse à cette question. C'est pour cela que Roman pensait qu'ils s'en sortiraient pour de bon lorsque cette impossible réponse aurait été apportée.
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SOS : 3029
ÂGE : vingt-cinq ans
CÉLÉBRITÉ : Elizabeth Olsen
NATURE : Pass-mental/psionique
EMPLOI : étudiante, fugitive de Kanatrix Corporation
LOCALISATION : Washington D.C avec Roman
POUVOIR(S) : Nouvelle mutation : EN COURS
Marah possède le pouvoir d'altérer la perception visuelle (manipulation mentale) en exerçant un contrôle mental sur une/des personnes visées.
Elle peut entrer également une fois dans la tête de la personne :
- modifier leurs émotions : les amplifier comme les « calmés » le contact physique l'aide, mais n'est pas nécessaire.
- Elle peut se "connecter" à la personne, ne faire plus qu'un et lui faire ressentir ce qu'elle ressent, jouer avec les émotions. ( Une bulle protectrice d'une couleur rouge écarlate entourent généralement les deux individus.
- avoir accès aux souvenirs, aux peurs, aux émotions
- avoir accès aux intentions du moment.
LES EFFETS SECONDAIRES : Elle a malheureusement des effets secondaires assez violent lorsque son champs d'action se voit augmenté. En effet lorsqu'elle use de son pouvoir à un haut degrés la jeune femme se voit affublé de crise apparenté à de l'épilepsie, avec des tremblements violents. ou encore se projette elle-même dans une "illusion" qu'elle crée ( en général ce n'est pas très agréable - elle projette souvent ses plus grande peurs). Seul, des médocs peuvent la calmé. Mais ce n'est pas toujours aussi simple. Son organisme à de plus en plus de mal à gérer les crises, et elle aussi.
- Récemment elle s'est vu avoir des saignements de nez.


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Marah Darshkov
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MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Mar 8 Déc - 12:57




La vérité est soit remède, soit poison

Parfois il vaut mieux garder pour soi choses, au risque d'aggraver la situation.  - Marah et Roman


Je montais les marches de notre immeuble épuiser par cette journée éreintante. Des cernes sous les yeux, baillant toutes les trente secondes. Durant les trois derniers jours j’avais dû dormir cinq heures à tout cassé. On peut dire que j’avais passé une semaine des plus éprouvantes. Je ne savais plus du tout ou j’en étais, ma vie ressemblée à un champ de ruines -et dans tous les sens du terme. Devoir écouter les âneries d’un mec sexiste au possible alors qu’il n’était pas foutu de faire correctement un plaidoyer n’avait en rien arrangé les choses. Il avait juste réussi à me faire sortir de mes gonds une nouvelle fois. Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir de sa stupidité typiquement masculine, parce qu’il avait eu au moins le mérite de m’aider à extérioriser tout le stress, la colère que j’avais emmagasinée durant ces derniers jours. Entre nous, je n’avais pas pu résister à la tentation de le remettre en place pendant qu’il s’en prenait délibérément à une amie à moi. Autant vous dire, à l’heure qu’il est, il doit bien avoir enregistré mon « prénom » quelque part. Et Dieu sait que j’aurais souhaité que ce moment dur. Ne serait-ce que pour oublier ce qui s’était passé avec Anthelme. Pas le baiser non, ça… j’avoue que je n’avais qu’une envie c’était de recommencer mais... plutôt la partie ou il s’était introduit dans ma tête et avait eu accès à des souvenirs de l’époque de Kanatrix, l’ASG. Souvenirs que j’aurais préféré oublié. Revoir le visage de notre mère, d’Allen, Klaminski avait éveillé en moi tant de chose refoulée depuis tout ce temps que j’avais du mal à y faire face au point de retrouver mes vieilles habitudes passées.

Au fil des années, j’étais devenue une experte pour camoufler mes « écarts de conduite » à mon frère - même si je suis sûre qu’il n’était pas dupe. Mais une seule chose ne pouvait passer inaperçu aux yeux de mon frère chéri, notamment les yeux rouges que j’avais constamment depuis quelques jours, mais allés et venus assez tardif, mon teint blafard. Sans oublier, le coup de grâce qui avait eu lieu hier matin… La sortie très remarquée de mon ex fiancé, à moitié nu de ma chambre. Chose que je n’aurai jamais osée faire en temps normal. Mais ce fourbe avait rapidement compris que j’étais émotionnellement instable. Il savait que dans cet état n'importe quel pass-mentale - y compris moi- ne lui résisterait sûrement pas longtemps. Il avait donc usé de son pouvoir sur moi et, bien entendu, j’étais lamentablement tombé sous sa coupe. Maudit soit son pouvoir de séduction.

Voilà où j’en étais désormais. Ma vie ressemblait à rien. J’allais mal, j’en étais consciente. Les cauchemars étaient revenus, j’avais sans cesse envie de pleurer. Le problème avec mon pouvoir, c’est que j’étais plus sensible à mon environnement, aux émotions et parfois…je me laissais absorber par ce côté sombre, bien sûr ça ne durait pas éternellement, en général une à deux semaines avant que je me ressaisisse. Le problème est, que dans ce laps de temps j’avais tendance à faire des choses que je regrettais par la suite ce qui n'arrangeait en rien la situation, bien au contraire.

Je franchissais la porte silencieusement tout en la refermant derrière moi. Déposant mon manteau à l’entrée, je n’avais pas encore réalisé que Roman était rentré plus tôt, ce n’est que lorsqu’il déposa un léger baiser sur ma joue que je me retournais le scrutant d’un oeil inquiet « coucou » m’avait-il dit alors que je percevais sa contrariété. J'ai acheté des beignets, si tu veux, ils sont dans la cuisine. »  « Coucou toi. Merci mais j'ai pas spécialement faim là tout de suite. J’ai eu une dure journée et sincèrement je n’ai qu’une envie. M'installais sur le canapé et me lové dans un de ces plaids à fourrure qui m'on l'air extrêmement confortable. Tu sais, remonter les bretelles des mecs mine de rien ça fatigue. » finis-je par lui dire tout en suivant du regard mon frère qui semblait définitivement inquiet.   « Tu sais, j'ai l'impression que tout le monde me regarde bizarrement dans la rue. Même les personnes qui ne me connaissent pas. C'est dingue, non ? De penser qu'on allait de nouveau se retrouver dans ce type de situation... » Oui, et cette phrase ne fait que confirmer ce que je pressentais depuis quelques secondes déjà.  « ça s'appelle de la paranoïa. Bienvenue au club. Mais vu dans le pétrin dans lequel nous sommes actuellement, je crois que c'est justifier. Je prenais une petite pause, surveillant du coin de l'oeil ce que faisait mon frère avant de reprendre doucement. Je le vois bien que cette situation t'inquiète, vu les émotions que tu dégages… Tu as peur qu'il m'arrive encore quelque chose. L'attaque de Néron et toute cette histoire. J'ai senti que tu avais été chamboulé. Mais Roman, je t'assure, je vais bien. » mentis-je alors que je prenais place sur un des tabourets de bar et m’emparait d’un beignet Hey oui, tu ne peux rien me cacher. Je n'ai même pas eu besoin d'entrée ta tête. Si ce n'est pas formidable, tu as un psy à la maison et la consultation est gratuite en plus. concluais-je ironiquement avec un petit sourire. Finalement, j’avais faim, à moins que ce ne soit la soudaine anxiété que dégageait mon frère ? Après tout, peut-être que ce n'était pas une légende urbaine, cette histoire de connexion avec les jumeaux ? peut-être que ses émotions influaient sur moi ? Je soupirais. Je n’aurais probablement jamais le cran de lui dire pourquoi je m’étais réellement pris une balle. Peut-être valait-il mieux que je ne lui dise rien, ne serait-ce que pour lui épargner encore une fois son petit coeur.

 « J’ai eu Peggy au téléphone hier. Ils n’ont pas réussi à trouver quoi que ce soit sur notre hacker, du coup…on va sûrement devoir disparaître pendant un petit moment. Ce qu'il veut probablement dire que je vais devoir une nouvelle fois abandonner la FAC…» Une des choses que j’aimais le plus - après mon frère- au moins, ça me permettait de penser à autre chose l’espace d’un instant. Je pris une bouchée du beignet, soupirant une nouvelle fois. » J’en ai tellement marre, et dire qu'on avait réussi à reprendre une vie à peu près normale. Et à cause d’un petit con, on va devoir tout recommencer. Nouvelle identité, nouvel appart, nouveaux amis, nouvelle FAC et je vais devoir probablement changer un peu mon apparence. Je repris un nouveau beignet. Oui, quand j’étais angoissé, j’avais tendance à me goinfrer, mais avec l’ASG à nos trousses, il me fallait au moins ça pour me réconforter.

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La vie sans toi ne vaut la peine d'être vécu, tu es mon confident, ma moitié, mon âme soeur. Tu es le seul qui a su me percer à jour. Le seul en qui j'aurais toujours confiance. Tu es mon frère, mon jumeau, mon tout. Tu es tout simplement irremplaçable. Toi Roman.▵ Fausse identité : Irina Ieltsine (c) hawking
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MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Jeu 10 Déc - 22:51

Roman laissa à sa sœur quelques instants pour se reposer avant de lui confier ce qu'il ressentait. Ce n'était pas grave si elle rejetait ses beignets : il n'aimait pas gaspiller de l'argent, mais elle n'était pas obligée de se forcer pour lui faire plaisir. Il savait qu'elle avait eu une dure journée, et qu'elle devait faire face à des types qui n'étaient pas beaucoup plus avancés que Roman dans le domaine de l'évolution sociale. Il ne pensait pas avoir autant de problèmes qu'elle, au quotidien.
Marah entendit ses inquiétudes et lui répondit que ce qu'il ressentait s'appelait de la paranoïa. Mais pouvait-on vraiment lui reprocher de l'être un tout petit peu, après tout ce qu'ils avaient vécu ? Il y avait de quoi avoir de sérieux doutes pour l'avenir. Ce n'était pas un reproche qu'elle lui faisait, juste un constat. La facilité avec laquelle elle le comprenait était parfois impressionnante. Roman ne doutait pas qu'elle avait compris depuis longtemps ce qui se tramait dans sa tête. C'est pour cette raison qu'elle mit le doigt sur ce qui lui faisait réellement peur, et que Roman avait peur de formuler, comme si le fait de l'énoncer rendait possible la réalisation de ce cauchemar : la perdre. Roman ne put s'empêcher de faire une grimace, que Marah remarqua même si elle se prenait un beignet.

« Ce n'est pas ç... » commença-t-il.

Mais Marah lui fit remarquer qu'il ne pouvait rien lui cacher, et qu'elle le connaissait mieux que quiconque, si bien qu'il ne termina pas sa phrase. Protester n'aurait servi à rien, Roman savait qu'elle avait parfaitement raison. La plaisanterie finale lui rendit un peu le sourire, et il vint s'attabler face à elle, pour pouvoir la regarder droit dans les yeux. Car Roman aimait vraiment l'avoir sous les yeux, à proximité de lui, telle une présence indispensable à sa vie. Marah est parfois plus que sa sœur : elle était sa bouée, la personne dont il avait besoin pour garder la tête hors de l'eau. Il tirait une grande partie de sa force d'elle, il en était sûr. C'était pour cette raison qu'il se permettait de baisser sa garde avec elle, et de lui montrer qu'il avait bien un cœur, caché derrière une armure destinée à le protéger.
Marah enchaîna avec des nouvelles toutes fraîches. Elle l'informait que Peggy l'avait appelée pour dire que le hacker n'avait pas été retrouvé. Il était logique que la conversation continuât ainsi. Roman pensa qu'il aurait bien aimé discuter avec Peggy, car il appréciait vraiment cette femme, mais la situation n'était pas aux appels amicaux. Sans compter que même si Peggy est la mieux placée pour enquêter, il n'aimait pas vraiment la voir prendre des risques supplémentaires pour eux. Elle avait déjà un métier bien dangereux.
La conséquence était qu'ils allaient sans doute devoir changer de vie une nouvelle fois. Cela ne plaisait pas plus à Marah qu'à Roman. Il était peut-être moins attaché à sa fac que Marah, car il préférait de loin se servir de son pouvoir ou être avec sa sœur, mais cela ne signifiait pas qu'il se réjouissait de devoir la quitter, bien au contraire. Marah et lui avaient mis des années à construire cette vie. Des années. Comment ne pas se sentir furieux de devoir tout abandonner pour une si petite dénonciation ?

« Ça me fait chier aussi, avoua Roman, mais on devrait attendre quelques jours avant de prendre notre décision. Qui sait, l'affaire va peut-être se tasser, et on n'en parlera plus. Ou bien on attrapera le hacker et on arrivera à nous sortir de cette situation. Ne perds pas espoir, Marah. »

Roman disait cela dans l'espoir de réconforter Marah, mais lui-même n'y croyait pas vraiment. Il savait très bien que l'affaire ne se tasserait pas facilement, à moins qu'une autre nouvelle encore plus importante ne vienne l'éclipser – et ce ne serait peut-être pas une très bonne chose pour eux. Tout ce qu'il cherchait, c'était gagner quelques jours. Quelques jours pour se donner l'impression que sa vie ne serait pas impactée par les derniers événements. Pour une autre personne, cela restait une période assez courte, mais pour Roman, cela représentait déjà une période très importante. En effet, chaque jour passé libre avait une valeur incalculable. Roman pouvait faire beaucoup de choses dans une seule journée.
Roman ne se servit pas. Chez lui, l'anxiété s'exprimait de façon inverse : elle lui coupait l'appétit. Pourtant, il avait vraiment eu de les manger, ces beignets, sinon, il ne les aurait pas achetés. Il allait devoir empêcher sa sœur de tous les manger, ce qui serait d'ailleurs meilleur pour sa santé que pour se goinfrer comme elle le faisait. Sauf qu'il s'agissait du cadet de ses soucis à l'heure actuelle.

« Moi non plus, je n'ai pas envie de me couper les cheveux, confia Roman en tirant sur l'une de ses boucles mouillées. J'aime beaucoup cette longueur, et franchement, je ne me sens pas capable de les teindre. »

Les teintures, dans son imagination, restaient un acte féminin, ce qui l'empêchait d'en réaliser une. Il n'aurait d'ailleurs pas été contre une couleur un peu plus claire, s'il avait eu le choix de sa couleur naturelle. À quoi lui servaient ses origines si c'était pour avoir des cheveux bruns ? En tout cas, parler de son apparence était beaucoup plus facile que le reste, comme il venait de le prouver.

« Et dans le pire des cas, on prépare quand même nos bagages et on attend un peu. S'il faut s'enfuir rapidement, je t'emmènerai loin, et je pourrait toujours essayé de récupérer le reste ici. Celui qui va m'attraper n'est pas encore né. » fanfaronna-t-il un peu.

Mais même les fanfaronnades ne pouvaient cacher les inquiétudes de Roman. Il semblait prendre tout cela à la légère, mais il songeait très sérieusement à ce qu'ils allaient devoir faire. La fuite était une option envisageable, dans la mesure où Roman excellait dans le domaine. Ce n'était pas quelque chose de très glorieux, d'ailleurs. Il regrettait parfois de ne pas avoir un pouvoir plus agressif, qui lui permettrait de combattre véritablement l'ASG. Mais son pouvoir était déjà bien utile, il en demandait trop.
En définitive, faire des plans seul ne lui servirait à rien : Roman se rangerait à l'avis de Marah ou tenterait de la convaincre qu'il avait raison, mais il ne laisserait jamais un différent s'installer entre eux. C'était ainsi qu'ils avaient toujours fonctionné, la plupart du temps sans s'en rendre compte car ils connaissaient les limites de l'autre. Mais pour ce genre de question sérieuse, il était important de laisser les deux exprimer leur avis de prendre une décision. Roman espérait que Marah serait d'accord avec lui, qu'elle aimait suffisamment cette vie pour ne pas avoir envie de l'abandonner précipitamment.
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POUVOIR(S) : Nouvelle mutation : EN COURS
Marah possède le pouvoir d'altérer la perception visuelle (manipulation mentale) en exerçant un contrôle mental sur une/des personnes visées.
Elle peut entrer également une fois dans la tête de la personne :
- modifier leurs émotions : les amplifier comme les « calmés » le contact physique l'aide, mais n'est pas nécessaire.
- Elle peut se "connecter" à la personne, ne faire plus qu'un et lui faire ressentir ce qu'elle ressent, jouer avec les émotions. ( Une bulle protectrice d'une couleur rouge écarlate entourent généralement les deux individus.
- avoir accès aux souvenirs, aux peurs, aux émotions
- avoir accès aux intentions du moment.
LES EFFETS SECONDAIRES : Elle a malheureusement des effets secondaires assez violent lorsque son champs d'action se voit augmenté. En effet lorsqu'elle use de son pouvoir à un haut degrés la jeune femme se voit affublé de crise apparenté à de l'épilepsie, avec des tremblements violents. ou encore se projette elle-même dans une "illusion" qu'elle crée ( en général ce n'est pas très agréable - elle projette souvent ses plus grande peurs). Seul, des médocs peuvent la calmé. Mais ce n'est pas toujours aussi simple. Son organisme à de plus en plus de mal à gérer les crises, et elle aussi.
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MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Dim 13 Déc - 0:14




La vérité est soit remède, soit poison

Parfois il vaut mieux garder pour soi choses, au risque d'aggraver la situation.  - Marah et Roman


« Ce n'est pas c... » commença-t-il avant de stopper net sa phrase. Je croisais alors son regard, haussant un sourcil. «  Ce n'est pas ça ? Tu es sûre ? Parce que ... si je te perdais, je ne sais pas ce que je ferais. On a toujours été là l'un pour l'autre. Je supporterais pas de revivre ce qu'on a vécu là-bas, être séparé. Alors ne me dit pas le contraire. Tu as peur et…. et moi aussi. » Il n’avait pas besoin d’essayer de me contredire ou de tenter de me cacher ce qu’il ressentait. Pas besoin de mot. Un simple regard suffisait à nous comprendre. Nous étions connectés. Je lisais en lui comme dans un livre ouvert. Il était mon frère, mon jumeau. Celui avec qui je partageais ma vie depuis de nombreuses années. Celui qui avait été là lorsque j’en avais eu le plus besoin, qui prenait soin de moi quand j’étais au plus mal. La peur de se perdre l’un l’autre voilà la seule chose qui pouvait nous faire perdre pied.

Il vint s’attabler, s’installant en face de moi. Je prenais une nouvelle fois une bouchée du beignet d’un air distrait tandis que la conversation vira au fait qu’il faudrait sûrement changer d’apparence. Revoir nos priorités. Survivre encore et toujours. Tout était qu’une question de survie depuis le début. Nous étions le gibier, eux les chasseurs. On devait y faire face ensemble. S’inventer une nouvelle vie, un nouveau personnage. Parce que quoiqu'on dise, quoiqu'on fasse, on avait   beau essayer de vivre normalement comme tous les humains,  se fondre dans la « masse » mais au final, notre passé finissait toujours par nous rattraper tôt ou tard. Cela ne m’enchantait pas plus que lui de tout laisser derrière moi. De tout recommencer à zéro alors que nous avions mis tant de temps à construire cette vie. Alors, la laisser partir, comme ça en un claquement de doigts sans essayait de se battre un minimum , de trouver un moyen pour sauvegarder tout ce que nous avions construit durant ces années était difficile à avaler pour Roman, comme pour moi.

« Dasha Romanov » était devenu mon deuxième moi ou, mon moi profond ? celle que j’aurais voulue être si j’avais eu la chance d’avoir des parents « normaux », si je n’avais pas été une surhumaine avec des pouvoirs qui dépassaient l’imagination des simples mortels et qui me mettaient sans cesse en danger. J’aurais voulu être cette fille normale qui à un avenir, qui a pour simple aspiration réussir ses études et trouvais l'amour. Ou même... passé le vendredi soir autour d’un repas en famille, au chaud en sécurité, bref tout ce que je n'aurais probablement jamais. Avoir un futur planifié, sans encombre. Au lieu de ça, nous avions passé une partie de notre adolescence livré à nous-mêmes, se retournant sans cesse à chaque pas. Inquiet de ce qu’il y pourrait y avoir à chaque coin de rue. Qui, à seize ans aurait- été capable de vivre cette vie tout seul ? sans le moindre soutient ? Personne. Pour ce qui était de mon futur, il était aussi incertain. Le droit de fonder une famille m’avait été enlevé lorsque Allen avait fait en sorte que je ne puisse pas avoir d'enfant. Je l’avais mal vécu, je le vis encore très mal, chaque jour. Parfois, je me surprends encore à pleurer. « Ça me fait chier aussi avoua Roman « mais on devrait attendre quelques jours avant de prendre notre décision. Qui sait, l'affaire va peut-être se tasser, et on n'en parlera plus. Ou bien on attrapera le hacker et on arrivera à nous sortir de cette situation. Ne perds pas espoir, Marah. » Je soupirais. C’était à prévoir. Changer d’identité, disparaître. Adieu Lokian et Dasha Romanov. Bonjour… illustre inconnu. j’étais dans le même cas que le sien, il était hors de question que j’envisage une seule seconde de me teindre les cheveux malgré mes origines russes, je tenais à mes cheveux bruns. À vrai dire, tout ce qui pouvait me différencier de ma génitrice était le bienvenu.  « Idem, me teindre en blonde comme maman non merci. J’aurais probablement du mal à me regarder dans un miroir. » Une fraction de seconde, oui. C'est le temps qu'il m'avait fallu pour finalement faire la pire connerie de toute mon existence. Sous-entendre que j'avais revu notre mère. Prenant un air détacher, je me redressais très légèrement attrapant une serviette qui se trouvait derrière le plan de travail. Mes cheveux cachant légèrement mon visage, je ne pus éviter d'afficher une légère grimace et de me maudire. « Et dans le pire des cas, on prépare quand même nos bagages et on attend un peu. S'il faut s'enfuir rapidement, je t'emmènerai loin, et je pourrais toujours essayer de récupérer le reste ici. Celui qui va m'attraper n'est pas encore né. » fanfaronna-t-il un peu alors que j’étais en panique totale reprenant ma place initiale. Ho oui, je venais de faire une très grosse bourde. Je me mordis l’intérieur du palais, comme pour me punir d’avoir faits une erreur aussi bête.

Il avait fallu seulement quelques secondes pour que je me trahisse. Pourvu qu’il n’est rien remarqué, pensai-je sur le moment. Alors, comme si de rien était, je continuais, espérant que mon écart ne lui mette pas la puce à l’oreille. Sinon je ne donnais pas cher de ma peau.  « Perso, je ne veux pas être pessimiste mais vu la situation, il va falloir qu’on l’envisage sérieusement Roman. Regarde, ça fait des mois qu’on cherche une piste et on n'a rien, quedal, alors si j’étais toi, je commencerais à dire adieu à notre petite vie bien tranquille. C’est vrai tout était devenu bien plus compliqué. Il fallait sans cesse surveiller nos faits et gestes. Se méfier de tout et de tout le monde. Et ne parlons même pas de l’université. Des rumeurs circulaient à une vitesse folle. Certains s’amuse même à accuser à tordent des étudiants d’être des « mutants » et se faisaient railler de toute part par des élèves. « D’ailleurs au cas où, mes affaires sont sous le lit. J’ai mis le strict nécessaire. Faux passeports, argent, quelques vêtements. J’aurais juste à mettre mon ordi et ça sera bon. » Lui dis-je tout en continuant sur ma lancée alors que j’évitais soigneusement son regard, mes yeux plongé dans la boîte de beignets. « Absolument délicieux c’est beignet »

Excellente idée Marah, parler de beignet alors que tu t’apprêtes à te faire zigouiller par ton frère. Riche idée vraiment. Me sermonnais-je intérieurement avant d’affronter son regard  quelques secondes et de m’éloigner rapidement, dans l’espoir de lui échappé. Rejoignant ainsi le canapé, tout en me lovant rapidement dans les couvertures.  « Il y a quoi à la télé ce soir ? »  Demandai-je le plus innocemment du monde alors que je sentis ses émotions me parvenir et mon angoisse montée. Je fermais les yeux, soupirant. Il était déjà en train de cogiter à toute vitesse. Je m'enfonçais encore un peu plus dans le canapé, désireuse d'oublier ce que je venais dévoiler par mégarde, mais il était surement déjà trop tard pour ça. Je pris alors une grande inspiration, me retournant pour lui faire face, prête à riposter lorsque je réalisais en croisant son regard, qu'il venait enfin de comprendre.
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Dernière édition par Marah Darshkov le Dim 24 Jan - 18:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Lun 14 Déc - 18:23

Effectivement, il y eut ce petit élément, cette petite erreur de la part de Marah qui passa d'abord inaperçu aux yeux de Roman, trop inquiet pour s'interroger sur ce que cette petite révélation voulait dire. Toutes les femmes, après tout, se teignaient les cheveux passé un certain âge, et leur mère ne devait pas faire exception à la règle. Mais Roman n'avait même pas compris cela : pour lui, Marah n'avait tout simplement pas envie d'avoir la même couleur que leur mère, pour ne pas accentuer la ressemblance qui pouvait exister entre les deux femmes. Roman n'avait pas vraiment ce problème : il détestait sa mère, c'était sûr, mais il n'avait pas des sentiments aussi forts envers son père, qui restait à ses yeux un modèle à peu près acceptable. La raison pour laquelle il aurait refusé de se colorer en blond était bien sûr bien moins avouable. Il trouvait la teinture trop féminine à son goût.
Qui plus est, Marah enchaîna bien rapidement sur un autre sujet, qui fit comprendre à Roman qu'il se montrait bien optimiste. Il fallait sans doute, dans l'équilibre du couple qu'ils formaient, que l'un fût parfois plus réaliste que l'autre, et dans ce cas précis, c'était Marah qui s'y collait. Celle-ci avait d'ailleurs déjà devancé la situation en préparant ses affaires à l'avance et en les mettant sous le lit. La liste des objets que contenait ce bagage montrait clairement qu'elle envisageait sérieusement de partir, et qu'elle ne se laisserait pas prendre au dépourvu. Roman en fut impressionné. Lui-même n'avait rien prévu en cas de départ précipité. Il est vrai qu'il lui fallait beaucoup moins de temps pour faire ses bagages grâce à son pouvoir, mais cela ne changeait rien au fait qu'il serait bien embêté s'il devait partir à l'improviste, en particulier si l'ASG investissait leur appartement. Roman haussa les épaules :

« Tu as quand même raison, je vais t'imiter. Je n'aurais pas grand chose à y mettre, mais si je ne les ai pas, ce serait vraiment chiant. » avoua-t-il.

Ce n'était qu'une question de prudence, bien sûr. La solution lui paraissait un compromis acceptable, et il songea que le sujet était clos. Marah aussi, puisqu'elle fit remarquer que les beignets étaient vraiment bons. Elle aimait tellement manger dans les situations de stress, ce devait être pour cela. Roman était cependant très satisfait, car après tout, il était celui qui avait pensé à les acheter. Surtout qu'il avait dû résister à l'envie d'utiliser son pouvoir pour parvenir plus vite à la boulangerie.

« Je suis ravi que ça te plaise autant. » dit-il tout en consultant son téléphone.

Aucun message. Roman ne savait pas si cela le contrariait ou le rassurait – peut-être les deux, en fin de compte. Il avait toujours peur d'un coup de fil ou d'un sms qui précipiterait les choses, mais ne recevoir aucune nouvelle pouvait être tout aussi angoissant. Pendant ce temps, Marah lui demanda ce qui passait à la télé ce soir, et Roman en profita pour la regarder. Elle avait les yeux fermés, et pas franchement l'air d'une personne qui venait de libérer sa confiance en abordant la question de leur fuite éventuelle. C'est alors qu'il comprit qu'il y avait un problème.
Roman ne comprit pas immédiatement de quoi il s'agissait, mais il était certain qu'elle lui cachait quelque chose. Pour savoir quoi, il essaya de remonter dans ses souvenirs récents afin de savoir à quel moment sa sœur avait commencé à agir bizarrement. Elle avait brusquement parlé de ses bagages, mais Roman avait l'intuition que l'insistance sur ce détail avait pour but de le détourner du véritable secret, qu'elle avait sans doute trahi malgré elle. C'est alors que le détail revint en mémoire de Roman :

« Au fait, demanda Roman en privilégiant la méthode douce, pourquoi as-tu parlé de maman ? »

Le ton, doux et maîtrisé, laissait clairement entendre qu'il ne serait pas dupe pour longtemps. Roman lui offrait une occasion de s'expliquer, mais même si elle était coincée, Marah aurait bien du mal à lui avouer son secret si elle estimait que son silence permettait de le protéger. La faute au foutu instinct de protection des jumeaux, qui les rendait sacrément têtus.
Cela lui donna le temps suffisant pour mettre enfin le doigt sur l'élément qui coinçait. Roman se rendait à présent compte qu'il avait mal interprété la phrase de Marah. Elle n'avait pas peur d'être blonde comme sa mère, mais de se teindre en blonde comme sa mère. La nuance était suffisamment subtile pour qu'il ne la remarquât pas au premier coup d'œil, mais à présent, elle lui sautait aux yeux. Cette fois-ci, c'était le lien qui unissait les jumeaux qui lui venait en aide, en lui offrant la possibilité de comprendre très exactement les sous-entendus de sa sœur.
Avec quelqu'un d'autre, Roman se serait sans doute comporté de manière triomphante et se serait vanté d'avoir réussi à percer à jour le secret de l'autre. Mais pas avec Marah, et surtout pas pour un sujet aussi grave que celui-ci. Il posa enfin la question qui le taraudait, et qui allait faire basculer sa vision des choses d'ici quelques minutes.

« Et plus exactement, comment es-tu au courant que maman se teint en blonde ? Je croyais que c'était sa couleur naturelle, et que tu pensais comme moi. Il y a beaucoup de choses que tu sais et que j'ignore ? »

La question était vraiment primordiale pour Roman. Il se doutait que sa mère se teignait les cheveux, même s'il n'avait pas vraiment de souvenir de cet acte. Qui plus est, il le savait pour avoir observé d'anciennes copines, les personnes qui se teignaient en blondes finissaient toujours par avoir des racines sombres qui repoussaient – et Roman détestait vraiment cela, trouvant qu'il s'agissait là de négligence impardonnable. Il n'avait cependant jamais observé ce phénomène chez leur mère et en avait conclu qu'elle était blonde de naissance. N'importe qui aurait fait la conclusion.
Mais ce n'était pas le cas de Marah, qui connaissait un détail assez significatif de leur mère. Au fond, Roman se foutait de la couleur naturelle des cheveux de sa mère, ce n'était pas important. Mais ce que cela révélait de Marah et de ce qu'elle avait pu faire ces derniers mois était par contre tout à fait significatif. Car derrière cette histoire de cheveux, quel énorme secret se cachait-il ?
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SOS : 3029
ÂGE : vingt-cinq ans
CÉLÉBRITÉ : Elizabeth Olsen
NATURE : Pass-mental/psionique
EMPLOI : étudiante, fugitive de Kanatrix Corporation
LOCALISATION : Washington D.C avec Roman
POUVOIR(S) : Nouvelle mutation : EN COURS
Marah possède le pouvoir d'altérer la perception visuelle (manipulation mentale) en exerçant un contrôle mental sur une/des personnes visées.
Elle peut entrer également une fois dans la tête de la personne :
- modifier leurs émotions : les amplifier comme les « calmés » le contact physique l'aide, mais n'est pas nécessaire.
- Elle peut se "connecter" à la personne, ne faire plus qu'un et lui faire ressentir ce qu'elle ressent, jouer avec les émotions. ( Une bulle protectrice d'une couleur rouge écarlate entourent généralement les deux individus.
- avoir accès aux souvenirs, aux peurs, aux émotions
- avoir accès aux intentions du moment.
LES EFFETS SECONDAIRES : Elle a malheureusement des effets secondaires assez violent lorsque son champs d'action se voit augmenté. En effet lorsqu'elle use de son pouvoir à un haut degrés la jeune femme se voit affublé de crise apparenté à de l'épilepsie, avec des tremblements violents. ou encore se projette elle-même dans une "illusion" qu'elle crée ( en général ce n'est pas très agréable - elle projette souvent ses plus grande peurs). Seul, des médocs peuvent la calmé. Mais ce n'est pas toujours aussi simple. Son organisme à de plus en plus de mal à gérer les crises, et elle aussi.
- Récemment elle s'est vu avoir des saignements de nez.


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MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Lun 14 Déc - 20:51




La vérité est soit remède, soit poison

Parfois il vaut mieux garder pour soi choses, au risque d'aggraver la situation.  - Marah et Roman



Bien entendu, ce que je redoutais le plus fini par arriver. Il venait de percuter à mon allusion faîtes, il avait quelques minutes sur les cheveux de notre mère. Bien, qu’à ma grande surprise, il employa un ton qui se voulait diplomate. Ce qui en temps normal n’était pas son point fort. Où était l’entourloupe ? Croyait-il que j’allais gentiment avouer ? Essayait-il de me piéger ? Après réflexion, je pensais bien que non. Je connaissais suffisamment mon frère pour savoir que ce n’était pas son genre d’être aussi mesquin. Il tentait simplement de me donner une chance de m’expliquer. Mais avais-je vraiment envié de parler de ça ? De ressasser l’erreur monumentale que j’avais commise ?  « Au fait » demanda Roman en privilégiant la méthode douce,  « pourquoi as-tu parlé de maman ? » Je continuais se fixais mes prunelles vertes dans les siennes, tirailler entre l’envie de lui dire la vérité, lui dire combien j’avais été imprudente, que j’avais agi sous un élan d’espoir. Parce que, oui. C’était bien de cela qui s’agissait de l’espoir. L’espoir de retrouver une mère, qui assume son rôle et qui tente de se faire pardonner auprès de ses enfants. Mais non. Je m’étais juste imaginé tout ça. J’haussais les épaules.  « Je sais pas. Il m’arrive … parfois de penser à elle, à nous c’est tout. C’est idiot, mais tu sais parfois j’imagine ce qu’aurait pu être notre vie sans tout ça. Si on avait eu des parents « normaux »» finis-je par lui dire malgré moi. C’est vrai. Parfois elle me manquait, fin ça c’était avant l’épisode « Néron ».
Aujourd’hui, j’avais une tout autre opinion de notre mère et ce n’était pas près de changer aussi rapidement. Je reprenais ma place initiale lui tournant le dos, croyant avoir enfin réussi à conclure la conversation. Soulagé, je me lovais de nouveau sous la couverture, zappant bêtement les chaînes d’un air distrait. Mes muscles se détendirent rapidement, je refermais les yeux, me félicitant intérieurement. « Et plus exactement, comment es-tu au courant que maman se teint en blonde ? Je croyais que c'était sa couleur naturelle, et que tu pensais comme moi. Il y a beaucoup de choses que tu sais et que j'ignore ? » J'ouvris de nouveau les yeux, laissant tomber négligemment la tête sur le dossier du canapé, l’espace de quelques secondes, réalisant à peine ce qu’il venait de me demander ** et merde** pensais-je. Je me redressais une nouvelle fois, lui faisant face de nouveau. Toujours gardé un air innocent. C’était ça la clé. « Pourquoi tu me demandes ça ? Je… je sais pas, j’ai dû la voir dans un de ces magasines dédié à la science ou un truc du genre. Tu sais autant que moi qu’elle aime être sous les projecteurs » Menti-je alors que je savais pertinemment que je m’enfonçais.

Mais quitte à ce qu’il comprenne que quelque chose n’allait pas, autant avouer tout ce que j’avais sur le coeur non ? J’en avais tellement marre de tout ça. Peut-être la fatigue jouait-elle avec mes nerfs ? C’était fort possible puisque d’habitude je gardais plus facilement mon calme. Mais tant pis aujourd’hui j’avais décidé de vider mon sac, quitte à m’en prendre plein la figure au passage. Au point ou j’en étais. Anthelme, ma mère, l’ASG. S’en était trop. Beaucoup trop.  « de toute façon on la changera jamais. Elle est comme elle est. Au fil du temps elle me déçoit de plus en plus et ce n’est pas prêt de s’arranger. C’est juste un monstre. Je sais même pas pourquoi j’ai pensé à elle, c’est… complètement ridicule Je marquai un temps de pause, me redressant, m’appuyant négligemment sur le dossier du canapé pour lui faire face. Je les rayais de ma vie, tu devrais en faire de même. Crois-moi» Lui dis-je le coeur gros, serrant les dents. J’avais beau vouloir prendre un ton et une posture qui se voulait neutre, au fond de moi je n’avais qu’une envie c’était de pleurer. Évacuer le stress, l’angoisse que je ressentais. Je jetais un rapide coup d’oeil au visage de mon frère. S’il savait le nombre incalculable de choses que je lui cachais, il m’aurait probablement enfermé dans ma chambre pour les trente prochaines années au moins.

Revoir notre mère, me prendre une balle, Anhtleme et le baiser. Moi, qui avais perdu le contrôle de mon pouvoir et embarqué Anthé dans mes souvenirs de l’époque de « Kanatrix ». L’histoire avec Klaminski. Ho et Cerise sur le gâteau… ma mystérieuse stérilisation. Bref ma vie partait en lambeau de jour en jour. Peut-être faudrait-il qu’un jour j’envisage de tout lui déballer, histoire de faire table rase du passé. C’est là, que je me rendis compte que j’aurais dû écouter Cami, Lui qui m’avait conseiller un nombre incalculable de fois de tout déballer à mon frère. Et bien, aujourd’hui j’en avais l’occasion. Je ne savais tout simplement pas par où commençait.

Rien que d'y penser, j’en avais la nausée. Je m’étais pris une balle à cause d’elle. La vie de Roman avait été mise en danger par ma faute encore une fois alors que je m’étais promise de toute faire pour le garder éloigné de tout cela et voilà que tout recommençait encore et encore. Mais quand cette histoire allait-elle se terminer ?  « Je l’ai vu Roman, d’accord.» Je baissais la tête, me passant une main sur le visage. Les émotions, les souvenirs mélangés à la fatigue. finalement je venais de craquer. Les battements de mon coeur s'accélèrent alors que je prenais une légère inspiration avant de lâcher la bombe.  « C’est à cause d’elle que je me suis prise une balle. Elle… elle s’est foutu de moi et a fait en sorte qu’Erisson me tombe dessus au boulot » terminai-je, les yeux brillants  «Je suis stupide, je le sais. Mais j’ai eu un moment de faiblesse. elle est allée voir Jordan, qui m’a transmis le message et j’ai accepté de la rencontrer après toutes ces années. Je…je sais que j’ai fait une erreur.»

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MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Sam 19 Déc - 21:16

Un secret se cachait avec certitude derrière les esquives de Marah et sa façon de nier les cachotteries. Elle avait voulu le détourner de son objectif en le prenant par les sentiments, en lui faisant se demander ce que sa vie aurait été s'ils avaient eu des parents normaux. Cette question, Roman se l'était posée des milliers de fois, et il avait bien entendu imaginé de multiples scénarios pour leur vie. Tous joyeux, avec des parents recomposés – un père subitement devenu souriant et chaleureux, une mère attentive et sincère -, avec un avenir tout tracé – pas de difficultés à l'école, des amis à la pelle et une vie amoureuse réussie, pour lui en particulier. Mais aussi belle que soit cette image, Roman n'avait pas du tout envie d'en parler, surtout lorsqu'il savait les intentions de Marah. Il avait donc insisté, se montrant plus direct pour la pousser dans ses retranchements.
Et pour être honnête, elle avait bien failli l'énerver, avec ses négations faibles et sans fondement. La patience de Roman était malheureusement fortement mise à l'épreuve par la situation : il n'avait pas envie d'entendre des excuses faibles. Pourquoi ne comprenait-elle pas qu'il avait besoin de savoir, que ce n'était pas un caprice de sa part mais qu'il ne pouvait pas continuer si sa sœur n'était pas honnête avec lui ? Un magazine. Marah lui avait vraiment sorti cette excuse invraisemblable. Tous deux savaient très bien que leur mère n'était pas le genre de femme à dévoiler des informations personnelles dans un magazine, alors qu'elle avait du mal à avouer ce qu'elle pensait à ses propres enfants. Cela ne tenait tout simplement pas la route.

« Je n'te crois pas. » répliqua Roman un peu sèchement.

Il se sentait blessé, indigne de confiance. Comment pouvaient-ils avoir des secrets l'un pour l'autre ? Ils avaient le droit d'avoir un peu d'intimité, il en convenait, mais ce concept ne tenait pas lorsque leur sécurité à tous les deux était en jeu. Pourtant, Marah ne sembla pas comprendre ce qu'il ressentait. Roman en fut légèrement déçu. Même s'il partageait les sentiments négatifs qu'elle avait pour sa mère et qu'elle lui présentait à voix haute, il ne pouvait pas les approuver, car cela voudrait dire qu'il lâchait l'affaire. Ce qui était bien sûr hors de question.

« Peu importe, fit remarquer Roman. J'ai déjà tiré un trait sur eux, de toute façon. Mais ça ne semble pas être ton cas, et je crois que ça t'aiderait de me dire ce que tu essaies de me cacher. »

Il fixa du regard sa sœur pour lui faire comprendre à quel point il se montrait sérieux en insistant. Roman se montrait rarement aussi froid et déterminé avec elle. Il pouvait lui passer tous les caprices, mais pas celui-là. Elle allait devoir lui révéler le fond de sa pensée, et rapidement, car Roman savait que, sous la tension, il risquait de faire quelque chose qu'il regrettait.
Roman radoucit légèrement son ton, se rappelant que s'énerver ne servirait à rien. Il ne ferait que braquer sa sœur, tout l'inverse de ce qu'il recherchait. Il préféra se montrer un peu plus suppliant, en se disant qu'elle serait peut-être frappée par ce comportement qui ne lui ressemblait pas et qui l'alarmerait un peu.

« Allez, dis-moi. J'en ai besoin. »

Peut-être fut-ce pour cette raison que Marah céda. Ou peut-être l'insistance de Roman avait-il vaincu sa patience et ses appréhensions. Elle n'avait l'air vraiment pas bien : se confier l'aiderait peut-être à se sentir un peu mieux. Du moins, c'était ce qu'espérait Roman. Car très honnêtement, les minutes qui suivirent furent extrêmement difficiles à vivre.
Roman eut bien du mal à encaisser la nouvelle. Il ne s'attendait pas à ce retournement de situation et se sentit en premier lieu trahi. Trahi parce que sa sœur lui avait caché une information aussi importante, bien sûr, mais aussi trahi parce qu'elle avait fait une entorse à la haine toute puissante qu'ils portaient à cette femme détestable. Ce sentiment fut rapidement éclipsé par une colère froide lorsque Marah lui révéla qu'elle s'était fait tirer dessus par sa faute. Cette révélation ne faisait que confirmer les griefs que Roman avait contre leur mère. Non, elle les aggravait : Roman savait qu'elle était capable de les jeter en pâture à des scientifiques fous, mais de là à envoyer un tueur aux trousses de sa propre fille... Cette femme était vraiment dérangée.
Et c'était dans ces circonstances que Marah avait appris la vérité sur sa véritable couleur de cheveux ? Cette confidence inattendue ne collait pas vraiment avec ce que sa sœur lui disait. Comment leur mère pouvait-elle se montrer proche de Marah un jour, puis la menacer le lendemain ? Elle ne pouvait qu'être folle, c'était sûr.
Et leur mère n'était pas la seule personne envers qui Roman se sentait en colère. La meilleure amie de Marah, Jordan, contre qui Roman n'avait rien, s'était fait l'intermédiaire entre leur mère et Marah. Volontairement ou pas, ce n'était pas la question : Roman avait bien du mal à surmonter le fait qu'elle avait permis cette trahison. Marah se sentait sur le point de craquer, mais Roman aussi. Quelque chose le retint d'exploser, sans quoi il aurait déversé toute cette colère sur la seule personne qui comptait vraiment pour lui.

« Et comment t'as pu me cacher ça ? répondit Roman. Pour me protéger ? Pour m'empêcher de m'inquiéter ? C'est ça qui est ridicule ! »

Du calme, Roman. Respire. Tu te sens peut-être un peu trahi, mais avant toute chose, tu dois mettre tes sentiments au clair. Inspire. Qui est vraiment responsable ? Marah ou les autres ? Expire. Marah avait-elle de bonnes raisons de lui cacher tout cela ?
Peut-être, après tout. Elle craignait sans doute sa réaction lorsqu'il l'apprendrait. À présent qu'il savait, Roman ne pouvait pas se permettre de se mettre en colère, ou de lui en tenir rigueur. Dans le cas contraire, Marah ne voudrait plus lui révéler quoi que ce soit : il serait alors bien embêté, s'il était condamné à s'inquiéter sans savoir de quoi.

« Bon, ce n'est pas grave, dit-il en sachant que Marah comprendrait qu'il parlait du fait d'avoir tenu ce fait secret et non de l'événement en lui-même. T'es trop gentille, Marah, vraiment. Alors, dis-moi, il s'est passé quoi, entre vous deux, pour que vous en veniez à parler de vos secrets capillaires ? »
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Marah possède le pouvoir d'altérer la perception visuelle (manipulation mentale) en exerçant un contrôle mental sur une/des personnes visées.
Elle peut entrer également une fois dans la tête de la personne :
- modifier leurs émotions : les amplifier comme les « calmés » le contact physique l'aide, mais n'est pas nécessaire.
- Elle peut se "connecter" à la personne, ne faire plus qu'un et lui faire ressentir ce qu'elle ressent, jouer avec les émotions. ( Une bulle protectrice d'une couleur rouge écarlate entourent généralement les deux individus.
- avoir accès aux souvenirs, aux peurs, aux émotions
- avoir accès aux intentions du moment.
LES EFFETS SECONDAIRES : Elle a malheureusement des effets secondaires assez violent lorsque son champs d'action se voit augmenté. En effet lorsqu'elle use de son pouvoir à un haut degrés la jeune femme se voit affublé de crise apparenté à de l'épilepsie, avec des tremblements violents. ou encore se projette elle-même dans une "illusion" qu'elle crée ( en général ce n'est pas très agréable - elle projette souvent ses plus grande peurs). Seul, des médocs peuvent la calmé. Mais ce n'est pas toujours aussi simple. Son organisme à de plus en plus de mal à gérer les crises, et elle aussi.
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MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Mar 22 Déc - 11:46




La vérité est soit remède, soit poison

Parfois il vaut mieux garder pour soi choses, au risque d'aggraver la situation.  - Marah et Roman



J’avais au moins essayé d'esquiver à maintes reprises par différents stratagèmes la question fatidique qui me pendait au nez. Entre autres utilisait l'excuse du magazine afin de lui faire croire que j’avais pu voir une photo de notre mère blonde dans un magazine en train de répondre à une énième interview. Elle avait toujours aimé être au centre de l’attention aussi loin que je m'en souvienne. Pourtant aux yeux de mon frère cette excuse semblait plus que bancale. Malheureusement, je n'avais jamais été une très bonne menteuse et c'était dans ce genre de situation - les conflits frère /soeurs, que je m'en rendais le plus souvent compte. « Je n'te croit pas. » J’haussai un sourcil.  « Et alors, qu’est-ce que tu veux que je te dise ? C’est peut-être ça ou autre chose, je ne sais pas. En tout cas, elle s’est teint les cheveux en blond. Après va savoir comment je les sus, je ne m’en rappelle pas le moins du monde. On peut passer à autre chose ? » Fini-je par conclure en espérant qu’il abandonne le sujet, mais visiblement il n’avait pas envie de lâcher le morceau à mon plus grand désespoir.  « peu importe » Me fit-il remarquer avant d’ajouter J’ai déjà tiré un trait sur eux, de toute façon. Mais ça ne semble pas être ton cas, et je crois que ça t'aiderait de me dire ce que tu essaies de me cacher. » « Je ne te cache rien Roman » .

Je relevais la tête, croisant de nouveau son regard. Il avait besoin de savoir. Je le savais. Les paroles qui suivirent ne firent que confirmé ce à quoi je m’attendais.   « Allez, dis-moi. J'en ai besoin. »  Tirailler entre deux positions, deux envies. La première cédée, et lui avouer ce pour quoi j’avais finalement accepté de prendre contact avec notre mère et d’un autre côté j’avais tellement peur de la façon dont il allait gérer la nouvelle.  « Roman …calmes-toi s’il te plaît, c’est assez dur pour moi.  » Lui demandai-je, m'appuyant machinalement contre le dossier du canapé derrière-moi. J'avais toujours du mal à gérer les "émotions fortes" lorsque j'étais moi-même émotionnellement instable.

Je ne supporterais pas une énième dispute à ce sujet alors qu’actuellement j’’étais au plus bas. Mais plus les minutes passées, plus je sentais ce malaise grandir en lui et en moi. Je détestais que l'on se dispute à cause d'elle.
J’avais fini par craquer, lui dire ce qu’il en était réellement. Que je l’avais vu. Que j’avais pris contact avec ELLE. Je baissais la tête fautive, capitulant tout en essayant de me concentrer pour ne pas que mes émotions prennent une nouvelles fois le dessus.« Et comment t'a pu me cacher ça ? » Demandait-il « pour me protéger ? Pour m'empêcher de m'inquiéter ? C'est ça qui est ridicule ! » Silencieuse, ses émotions me parvinrent par vagues. Pour la plupart des sentiments négatifs, de la colère, un sentiment de… trahison ?  Je relevais la tête rapidement, comme interdite. Ressentait-il vraiment ses sentiments à mon égard ? Je fronçais les sourcils, soudain perturbé.  « Je ne t'ai pas trahi ! Comment... comment est-ce que tu peux ressentir ça ? Et ne me dis pas le contraire. Je le sens et ça me fais mal. (...) Tu es la seule personne qui compte réellement pour moi.(....) Toi aussi tu me caches des choses et ne dis pas le contraire ! Comme par exemple POURQUOI mon ex débarque à l'appartement et toi tu fermes les yeux. Tu ne dis rien, tu l'accueilles à bras ouverts ! Ne crois pas que je ne vous aie pas vu tous les deux, parlés à voix basse dès que j’ai le dos tourné ! » finis-je par lui dire. Après tout voilà trois semaines que Cami s'était installé chez nous tranquillement recevant la bénédiction de mon frère à mon plus grand désarroi. Au début, j'avais pensé à un complot puis j'avais fini par les surprendre à de très nombreuses reprises ensemble, en train de discuter à voix basse puis se taire dès que j’entrais dans la pièce. Chose qui me perturbé au plus haut au point.

Pour ce qui est de Roman, je m’étais fait une promesse. Pourtant, je l’avais fait, j’avais fini par craquer. Mais pourquoi avais-je fini par lui dire la vérité, voilà que la situation empirée, comme si ma vie n’était pas assez compliquée en ce moment, il fallait que je me dispute avec le seul homme de ma vie. Mon jumeau.  « C’est ridicule ? sérieux ? regarde dans l’état que tu te mets ! Roman je… ma vie est assez compliqué comme ça en ce moment. Maman, Cami, Anthelme, les souvenirs qui reviennent. Écoute, je ne veux pas me disputer avec toi, alors que tu es la seule personne à qui je tiens plus que tout au monde.  » Je pris une profonde respiration, tentant de reprendre possession de mes moyens. «  alors si tu veux connaître le fin fond de ma pensée OUI, je les fais pour te protéger ! Et si c’était à refaire je le ferai quitte à prendre tous les risques à ta place. J’ai déjà failli te perdre un nombre incalculable de fois et… je ne supporterai pas qu’il t’arrive quelque chose par ma faute, encore une fois.» Fini-je par lui dire en pensant à la promesse que je m’étais faites dès notre sortie de Kanatrix. Protéger mon frère quoi qu’il en coûte. Il avait déjà souffert par le passé à cause de moi, ce faire torturé sous mes yeux. Je m’en souviens encore, comme si c’était hier alors que j’avais eu la riche idée de l’entrainer dans ma tentative de fuite lorsque nous étions encore retenu captif à l’ASG.

FLASHBACK
Je me trouve derrière cette vitre, inconsciemment toute la scène me revient, je sais ce qu’il va suivre et je n’arrive toujours pas à reprendre le contrôle sur moi-même, ces souvenirs marquant que je n’avais jamais pu oublier, que j’avais simplement réussis à occulter, à faire comme si de rien était. L’homme me plaque violemment la joue contre la vitre. Allen à ses côtés avec son habituel calpin. La nausée qui me prend, je ne voulais pas revivre ça. Des cris retentissent, il me force à regarder. Roman attaché, une blonde face à lui qui s'avance, un sourire carnassier sur le visage. Je la connais. Lucrétia Adler. Elle l'effleure du bout de ses doigts, son pouvoir agis. Les cris, les hurlements, le bruit de ses os qui se brisent à son toucher, mon prénom qu’il hurle en me voyant. C’est trop dur. Je gémis, tentant de maintenir mes yeux fermer, essayant par tous les moyens d’arrêter ce cauchemar. «  Je veux te l’entendre dire Marah, dit le : c’est ma faute » . Non. Je résiste, ce n’est pas de ma faute, non. Je secoue la tête, les larmes aux yeux. Je n’ai jamais voulu que mon frère soit en danger. Il maintient un peu plus la pression sur ma tête et m’ordonne de le dire, de dire ces quelques mots, que les supplices sur mon frère prendront fin à cette unique condition. Un autre craquement d'os et cette fois  les mots sortent tout seuls sans réfléchir. «  C’est.. c'est ma faute » . Je relève la tête, croisant le regard de mon frère. Ma vue se brouille, je tremble, les larmes se mettent à couler doucement sur mon visage, mon monde s’écroule encore une fois.
FIN.FLASHBACK

Je m’en étais jamais vraiment remis. Chaque jour qui passe, je m’en voulais encore et encore. « Bon, ce n'est pas grave, Me dit-il tout en ajoutant T'est trop gentille, Marah, vraiment. Alors, dis-moi, il s'est passé quoi, entre vous deux, pour que vous en veniez à parler de vos secrets capillaires ? » Je soupirais, c’était bien plus qu’une histoire « capillaire ». Il en voudrait surement à Caesar aussi, si je lui disais la vérité.  « A une seule condition. Tu ne t’énerves pas, tu gardes ton calme. Pas comme maintenant. Tu contrôles tes émotions, parce que je ne suis pas loin de craquer là (...) Et sache que si je fais tout ça, c’est parce que je veux qu’ils payent pour tout ce qu’ils nous ont fait. Alors si ça inclus prendre quelques risques ça me va, si au final  ça nous permet de frapper là où ça fait mal. » L’autre vérité, c’est que j’avais accepté de la rencontrer avec une idée derrière la tête : Accéder au plan de Kanatrix Corporation afin de les données à Caesar.


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Mots:J'espère que ça te convient  
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La vie sans toi ne vaut la peine d'être vécu, tu es mon confident, ma moitié, mon âme soeur. Tu es le seul qui a su me percer à jour. Le seul en qui j'aurais toujours confiance. Tu es mon frère, mon jumeau, mon tout. Tu es tout simplement irremplaçable. Toi Roman.▵ Fausse identité : Irina Ieltsine (c) hawking
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MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Sam 26 Déc - 19:25

L'insistance finit par être payante, puisque Marah finit par céder. Elle qui affirmait quelques secondes plus tôt ne plus se souvenir des circonstances qui lui avaient permis d'apprendre ce détail et n'avoir rien à lui cacher lui demanda de se calmer. Roman comprenait qu'il l'avait bouleversée, ou plutôt, qu'il l'avait amenée à se sentir ainsi. Il en ressentit une pointe de culpabilité, ainsi que l'envie de lui dire que ce n'était pas grave, et qu'elle pouvait ne rien lui dire, mais il savait que ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas la protéger correctement si elle ne lui avouait pas tout ce qui pouvait l'aider dans cette tâche. Sans compter que l'idée d'un secret entre eux, de quelque chose qui puisse les séparer aussi drastiquement le mettait cruellement mal à l'aise. Ils avaient toujours partagés les drames, cela faisait partie du fonctionnement de leur duo, et il était hors de question pour Roman d'être mis à l'écart d'une façon ou d'une autre. Il trouvait cela bien trop blessant.
Mais s'il était soulagé d'avoir réussi à la faire parler, Roman n'était pas au bout de ses peines. Apprendre que Marah avait rencontré leur mère dans leur dos était dur. Il savait bien que ce n'était pas une question de confiance : si elle lui avait caché ce fait, c'était justement parce qu'elle savait qu'il le prendrait mal. Il n'était pas du genre à pardonner facilement aux personnes qui lui avait fait du tort, même si cette personne se trouvait être celle qui les avait mis au monde. Toutefois, les explications rationnelles n'avaient pas de place face au choc de la découverte. Se faisant l'écho de ses sentiments, Marah commença à s'expliquer. Roman sentait bien qu'elle était touchée par sa réaction, qu'elle ne pouvait pas l'ignorer ou y répondre calmement. Il devait faire l'effort de se calmer. Ce n'était cependant pas facile, car elle remettait sur le tapis la question des secrets mutuels. Effectivement, Roman lui avait bien caché ce qu'il avait dit à Cami et ce qu'ils avaient manigancés. Il estimait qu'il avait une bonne raison de le faire : l'ignorance les aiderait probablement si jamais on les interrogeait sur la clé USB. Il en savait déjà trop en sachant qui l'avait en sa possession, mais Roman se savait difficile à attraper. Ce n'était pas le cas de Marah. Un peu coupable, il se laissa d'abord aller.

« Ce... ce n'est pas la même chose, dit-il en serrant les dents. Et puis... »

Se rendant compte que Marah était habilement en train de détourner la conversation, il préféra changer de sujet.

« Et puis, ce n'est pas important. Ce n'est pas comme si je t'avais caché quelque chose qui peut nous mettre en danger. » fit-il remarquer, cette fois-ci d'un ton plus doux, sans accusation.

Ce qui était plutôt exact, si on considérait que le fait de savoir mettait en danger. Roman ne voulait pas mentir à sa sœur : ils avaient tous les deux confiance en l'autre, ils ne pouvaient se permettre de gâcher ce lien très fort pour des raisons futiles. Il avait longuement réfléchi avant de garder le silence. Il s'en était voulu de cacher des choses à sa sœur, mais il n'avait pas vraiment le choix. Roman se rendait finalement compte que Marah avait dû avoir le même type de raisonnement que lui, les mêmes réticences, avant de finalement prendre la même décision. Cela, plus qu'autre chose, lui donna la force de surmonter ses émotions négatives et de ne pas s'énerver davantage sur sa sœur. Évidemment, s'il s'était agi d'une autre personne, Roman aurait certainement eu plus de mal à passer l'éponge. Avec Marah, au contraire, le ressentiment ne tenait jamais bien longtemps. S'il ne lui en voulait plus à elle, Roman avait toujours bien des personnes capables de lui servir de bouc émissaire.
Roman fut également touché par la façon dont Marah lui disait qu'elle faisait tout pour le protéger. Comment pouvait-il lui en vouloir alors qu'elle lui avouait avec sincérité tout ce qu'elle avait sur le cœur ? Comment ne pas se sentir touchée par l'intensité de ses sentiments, par la ferveur avec laquelle elle était capable de se démener pour lui ? Il ne pouvait pas savoir à quoi exactement Marah pensait à ce moment, en revanche, Roman devinait plus ou moins le type de pensée qui lui passait par la tête.
Et c'est ainsi qu'il avait finalement calmé le ton. Elle lui avait demandé de ne pas s'énerver, de garder ses émotions pour lui. Roman ne voyait pas comment refuser cela.

« C'est d'accord, dit-il, la voix plus sérieuse. Désolé pour m'être énervé, je m'attendais pas à ça... mais je t'écoute, dis-moi tout, s'il te plaît. »

Ce dernier mot, prononcé avec douceur, avait presque un ton suppliant. Ne me laisse pas en dehors de tout cela, Marah.
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ÂGE : vingt-cinq ans
CÉLÉBRITÉ : Elizabeth Olsen
NATURE : Pass-mental/psionique
EMPLOI : étudiante, fugitive de Kanatrix Corporation
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Marah possède le pouvoir d'altérer la perception visuelle (manipulation mentale) en exerçant un contrôle mental sur une/des personnes visées.
Elle peut entrer également une fois dans la tête de la personne :
- modifier leurs émotions : les amplifier comme les « calmés » le contact physique l'aide, mais n'est pas nécessaire.
- Elle peut se "connecter" à la personne, ne faire plus qu'un et lui faire ressentir ce qu'elle ressent, jouer avec les émotions. ( Une bulle protectrice d'une couleur rouge écarlate entourent généralement les deux individus.
- avoir accès aux souvenirs, aux peurs, aux émotions
- avoir accès aux intentions du moment.
LES EFFETS SECONDAIRES : Elle a malheureusement des effets secondaires assez violent lorsque son champs d'action se voit augmenté. En effet lorsqu'elle use de son pouvoir à un haut degrés la jeune femme se voit affublé de crise apparenté à de l'épilepsie, avec des tremblements violents. ou encore se projette elle-même dans une "illusion" qu'elle crée ( en général ce n'est pas très agréable - elle projette souvent ses plus grande peurs). Seul, des médocs peuvent la calmé. Mais ce n'est pas toujours aussi simple. Son organisme à de plus en plus de mal à gérer les crises, et elle aussi.
- Récemment elle s'est vu avoir des saignements de nez.


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MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Mer 30 Déc - 11:10




La vérité est soit remède, soit poison

Parfois il vaut mieux garder pour soi choses, au risque d'aggraver la situation.  - Marah et Roman


Il avait beau me faire la morale sur le fait que je lui cachais des choses, mais je savais qu’il est en train de me mentir à son tour. « ce... ce n'est pas la même chose m’avait-il en serrant les dents. et puis, ce n'est pas important. Ce n'est pas comme si je t'avais caché quelque chose qui peut nous mettre en danger. » Je lève la tête, le fixant de mes prunelles inquisitrices.  «  bah voyons… Alors pourquoi je sens une légère vague d’anxiété ? Tu es comme moi, tu n’as jamais su mentir. Alors tu préfères « détourner la conversation » un peu comme moi il y a cinq petites minutes. Mais soit, je finirais par le découvrir un jour ou l’autre, Cami craquera sous la pression lui.»  finis-je par dire, les bras croiser sous ma poitrine. Cette fois-ci j’espérais avoir marqué quelques points.  « Vous ne me dites rien, tu crois que ça me rassure . Moi aussi j’ai besoin de savoir. Conluai-je d’une petite voix, quoique je sache pertinemment qu’il n’allait pas craquer aussi facilement que moi.

Pour ma défense, j’étais mal, pas de lui avoir menti non. J’étais mal à l’aise tout simplement. Mais mal parce qu’en ce moment j’avais cette sensation que quelque chose de mauvais ce tramé. Je reportais mon attention sur Roman, continuant de le fixai. Roman me cachait une chose, c’était certains. Le voir parlé à voix basse sans cesse avec Cami, qu'est- ce qui pourrait bien le pousser à lui faire autant confiance ? Que me cachaient-ils tout les deux ? « Dois-je te rappeler qu’on est des jumeaux et que je le sens quand tu me ment ? Parce que là, c’est ce que tu es en train de faire et je n’aime pas ça du tout. J’ai un pressentiment depuis quelques jours et te voir jouer à ce petit jeu n’arrange en rien mon état.»

Ce n’est pas pour rien qu’on ressent lorsqu’il y a un malaise entre nous. Puis je pouvais toujours me rabattre sur Cami. Après tout il me devait bien la vérité non ?  « C'est d'accord, dit-il, la voix plus sérieuse. Désolé pour m'être énervé, je m'attendais pas à ça... mais je t'écoute, dis-moi tout, s'il te plaît. » J’haussai un sourcil, hésitant un instant à poursuivre, j’avais bien envie de continuer à le cuisiné sur ce sujet. Mais je balayais bien vite cette idée. Il avait raison, je devais lui en parler, ne serait-ce que pour assurer mes arrières s’il m’arrivait quelque chose. Je m’avançais alors vers lui, lui prenant la main l’attirant vers le canapé. Je l’invitais à s’asseoir.  « Très bien, reste là quelques secondes, je vais te montrer, vire tout ce qu’il y a sur la table basse en attendant » Lui dis-je en filant rapidement vers la chambre. J’entrais dans la chambre poussant légèrement la porte derrière-moi, je me dirigeais vers la porte de mon placard, poussant celle-ci à la recherche des plans. Caché au fond, je finis par les trouvé ce que je cherchais. Un long tube noir en plastique.

Voilà des jours, peut-être même voire des semaines que je travaillais dessus. Perfectionniste dans l’âme j’y avais passé un nombre incalculable d’heures afin que tout sois le plus fidèle possible. Je revenais dans le salon ouvrant rapidement la « tube » et en récupérai le contenu.  « Voilà… en fait…si j’ai accepté de voir notre mère, c’est... bon parce que je voulais avoir des explications mais… aussi parce que j’en avais parlé à Caesar. Il… était intéressé par les plans de Kanatrix Finis-je par dire laissant en suspens une seconde ma phrase avant de reprendre  « fin surtout de l’ASG et… du coup… j’en ai profité pour lui rendre service, faire une pierre de coup quoi. Je sais c’était dangereux, mais ça valait le coup. Je place les plans sur la table basse, regardant le résultat. Il fallait l’avouer et me tourne vers lui, inquiète. Je ne voulais pas qu’il en veuille à Caesar, après tout il avait tellement fait pour nous depuis le début. La moindre des choses c’était de lui rendre l’appareil non . Je me saisis de ses mains, le regardant dans les yeux  « Roman, on tient une occasion inespéré de foutre le bordel chez eux. De leur fait mal. Alors… s’il te plaît ne lui en veux pas, parce que c’est moi qui ai pris cette décision et moi seule » Lui dis-je confiante tout en l’observant du coin de l’oeil. Pour l’instant il semblait réfléchir, surement en train de cogiter puisque ses émotions me parvinrent doucement, il luttait intérieurement je le sentais. Je me mordis la lèvre. Il fallait que je le lui dise et ce, même s'il n'allait pas du tout appréciez la perspective qu'un jour je puisse me retrouvé à l'ASG au main d'Allen et de notre mère.  « S’il m’arrive quelque chose, comme ça tu sais ce que tu as à faire. Les apporter à Caesar, il sera quoi en faire. » Concluai-je plus pour moi que pour Roman, puisque j'étais persuader qu'il allait finir par me dire ce qu'il avait en tête. « Roman ? Tu ... ne m'en veux pas trop ? »

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MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Lun 11 Jan - 19:28

Finalement, même si Marah s'était offusquée de voir que Roman conservait quelques secrets pour elle, elle n'avait pas insisté davantage pour découvrir de quoi il s'agissait. Roman essaya de ne pas ressentir un trop fort soulagement à cette idée, par peur d'être repéré par sa sœur. En fait, la technique qu'il avait employée pour détourner la conversation et lui donner envie de se confier avait parfaitement fonctionné, lui épargnant des explications mal venues. Il espérait tout de même qu'elle n'irait pas trop embêter Cami pour qu'il lui avoue tout – ils s'étaient peut-être concertés pour garder le secret, mais pas pour trouver une excuse à cette situation précise.
Roman débarrassa la table basse, comme elle le lui avait demandé, le temps pour elle d'aller chercher quelque chose dans la chambre. Cette attitude l'étonna : leur mère lui aurait-elle donné quelque chose en particulier ? Si c'était le cas, la haine qu'il éprouverait pour elle ne disparaîtrait pas, mais il devrait reconnaître qu'elle faisait des efforts pour renouer les ponts. Même si elle les trahissait immédiatement par la suite. Bon sang, c'était compliqué, tout cela. Il ne savait plus ce qu'il devait penser. Il avait l'impression de passer pour un imbécile, avec toute cette histoire.
Marah revint avec un tube, ce qui étonna à moitié Roman. Il ne s'attendait pas à voir Marah arriver avec ce type d'objet, qui paraissait bien officiel, mais en définitive, ce n'était peut-être pas si surprenant que cela. Après tout, un tube, ça convenait très bien à un objet important. Tandis qu'elle retirait le rouleau qui y était contenu, Marah commença par lui donner des explications quelque peu saccadées. Peu importe si elle avait une idée derrière la tête à ce moment-là, Roman était prêt à accepter n'importe quelle explication, à présent qu'il voyait ce qu'elle avait ramené. Il dut reconnaître qu'elle avait fait une très belle prise. Émerveillé par le plan, il ne pensa plus à se sentir en colère contre elle, ou à lui reprocher sa témérité. Ce plan devait valoir une fortune. Bien sûr, comme Marah s'en doutait, il éprouvait bien un petit ressentiment à l'égard de Caesar, pour l'avoir embarquée dans cette histoire, toutefois, ce sentiment était assez léger. Au final, Roman pouvait passer l'éponge là-dessus.
Marah avait raison : c'était une occasion inespérée de porter un coup décisif à l'organisation qui avait détruit leur vie. Seuls, ils n'auraient pu rien faire, mais en mentionnant Caesar, Marah avait rappelé que les jumeaux disposaient de nombreux alliés sur qui compter dans cette situation. La journée, qui avait si mal débuté pour Roman, commençait à prendre un tournant un peu plus positif. Le seul problème, c'était d'empêcher Marah de se retrouver à nouveau dans une situation aussi dangereuse. Il avait bien vu que la réaction à la première fois n'avait pas été agréable, et il ne souhaitait pas en connaître une deuxième. Peut-être auraient-ils pu récupérer la carte par un autre moyen. Peut-être aurait-il pu y aller lui-même, d'ailleurs. Le jeune homme respira un grand coup, tandis que Marah lui demandait s'il ne lui en voulait pas trop. Comme toujours, il se montra honnête avec elle :

« C'est pas vraiment à toi que j'en veux, au final, cette histoire s'est bien terminée donc je peux fermer les yeux là-dessus et oublier que t'as failli y rester. Et j'en veux pas trop à Caesar, même si la prochaine qu'il te demande un truc, je vais te forcer à refuser parce qu'il est franchement irresponsable de laisser les personnes comme toi aller se jeter dans la gueule du loup. » Mais lui aurait pu y aller, parce que lui, voilà, c'était une autre histoire. « Même si t'as fait du bon boulot, meilleur que ce que j'aurais pu faire, admit-il. Mais bon, la prochaine fois, il ne faut pas que ça se termine aussi mal. On ne se fera pas avoir une seconde fois. »

Décidé, Roman passa une main au dessus de la carte que Marah avait recopiée.

« Bon, après, on vient tout de même de récupérer une excellente arme contre eux, et c'est clair qu'elle va nous être utile dans les prochains jours. Je sais que ça me ressemble pas trop de dire ça, mais on ne peut pas se précipiter au QG pour leur en mettre plein la gueule. T'avais prévu de faire quoi de cette carte, d'ailleurs, puisque tu ne semblais pas vraiment pressée de m'en parler ? »

À coup sûr, elle avait décidé de le tenir aussi éloigné de l'affaire qu'elle le pouvait, même si elle aurait dû savoir qu'il était impossible d'épargner l'autre bien longtemps. Roman faisait de même pour la clé USB, c'était de bonne guerre. Non, vraiment, il ne parvenait pas à lui en vouloir bien longtemps, et il se disait que ce trait de caractère ne l'aidait pas à se faciliter la vie, bien au contraire.

« T'es quand même super forte, Marah, fut-il obligé d'avouer. Et même si du coup, j'ai beaucoup d'admiration pour toi, il y a des jours où ça fait de ma vie un enfer. »

Quitte à s'épancher, autant donner des mots au fond de sa pensée. Oui, Roman aimait énormément Marah, mais son amour aurait été bien plus facile à vivre si elle n'avait pas la fâcheuse tendance à se mettre en danger. Cela dit, il aimait aussi cela chez elle. Pas étonnant qu'il se montre si macho : il avait déjà fort à faire à suivre sa sœur, ce n'était pas pour s'inquiéter en plus d'une éventuelle petite amie qui se montrerait aussi courageuse et héroïque qu'elle.
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- Elle peut se "connecter" à la personne, ne faire plus qu'un et lui faire ressentir ce qu'elle ressent, jouer avec les émotions. ( Une bulle protectrice d'une couleur rouge écarlate entourent généralement les deux individus.
- avoir accès aux souvenirs, aux peurs, aux émotions
- avoir accès aux intentions du moment.
LES EFFETS SECONDAIRES : Elle a malheureusement des effets secondaires assez violent lorsque son champs d'action se voit augmenté. En effet lorsqu'elle use de son pouvoir à un haut degrés la jeune femme se voit affublé de crise apparenté à de l'épilepsie, avec des tremblements violents. ou encore se projette elle-même dans une "illusion" qu'elle crée ( en général ce n'est pas très agréable - elle projette souvent ses plus grande peurs). Seul, des médocs peuvent la calmé. Mais ce n'est pas toujours aussi simple. Son organisme à de plus en plus de mal à gérer les crises, et elle aussi.
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MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Mer 13 Jan - 22:34




La vérité est soit remède, soit poison

Parfois il vaut mieux garder pour soi choses, au risque d'aggraver la situation.  - Marah et Roman


J’étais finalement sortie de la chambre ramenant le fameux « tube » qui contenait la carte que j’avais mise au point il y avait quelques semaines déjà dans le plus grand des secrets. Je sais, je n’aurais probablement pas dû lui cacher ça, mais c’était mon frère, je tenais à lui plus qu’à n’importe qui sur cette terre, alors le mettre encore une nouvelle fois en danger non merci. L’histoire de l’attaque avec Néron me suffisait amplement. je voulais le protéger, c’était dans ma nature.

Roman venait de débarrasser la vieille table basse en bois. Un petit sourire se dessinait sur mes lèvres alors que petit à petit je sentis que mon corps se détendait quelque peu. Finalement, tout c’était plutôt bien passé. Il n’y avait pas eu d’engueulade à proprement parler, et j’avais finalement réussi à lui faire « avaler la pilule », en revanche, je n’oubliais pas qu’il ne m’avait toujours pas avoué ce qui se tramait entre Cami et lui. un jour, je leur ferais cracher le morceau, ça c’était sûr.

« ce n'est pas vraiment à toi que j'en veux, au final, cette histoire s'est bien terminée donc je peux fermer les yeux là-dessus et oublier que tu as failli y rester. Et j'en veux pas trop à Caesar, même si la prochaine qu'il te demande un truc, je vais te forcer à refuser parce qu'il est franchement irresponsable de laisser les personnes comme toi aller se jeter dans la gueule du loup. » Je relevais la tête, croisant le regard de mon frère. Soulagé de l’entendre dire qu’il ne lui en tiendrait pas rigueur. Après tout, il nous avait pris sous son aile sans rien demandé en retour. Il nous avait donné un foyer, une famille à aimer. Il avait fait en sorte que je n’abandonne pas mes études, malgré tout ce qu’il nous arrivait. Et surtout, il avait fait en sorte d’épargner une toute petite part d’insouciance que nous restait à l’époque. Et ça, je lui en serais éternellement reconnaissante. Alors, lui rendre un petit service, c’était la moindre des choses non ?  « merci, c’est tout ce don j’avais besoin d’entendre.(…) Caesar a fait tellement pour nous depuis le début que je m’en voudrais si vous étiez en froid. Si tu regardes bien… il a fait beaucoup plus que nos deux parents réunis et ce, depuis le début. Je marquai une légère pause, réalisant soudain le sous-entendu que Roman venait de faire. Je fronçais les sourcils, faussement outrée. Attend quoi . Une personne comme moi ? c'est-à-dire ? Développe un peu… » Lui demandai-je en haussant un sourcil, bien qu’en réalité j’avais parfaitement compris ce qu’il voulait dire, mais en bonne féministe, j’aimais me mesurer au machisme « attendrissant » de mon cher frère.

Je secouai la tête, levant les yeux au ciel.  « Tu es irrécupérable Roman Darshkov, ho et en passant ne crois pas que j’ai oublié ton comportement plus que douteux à l’égard de mon ex. On va juste dire qu’il y a des choses plus importantes pour l’instant mais attend toi à être cuisiné jour et nuit à partir de demain ! » Fini-je par lui dire affichant un petit sourire en coin tout en prenant place à ses côtés. Je finis par déballais soigneusement la carte sous ses yeux, un sentiment de fierté m’envahit. Finalement j’allais peut-être contribuer à la chute de Docanov et de toute sa clique. « Même si t'as fait du bon boulot, meilleur que ce que j'aurais pu faire …» Admit-il. « mais bon, la prochaine fois, il ne faut pas que ça se termine aussi mal. On ne se fera pas avoir une seconde fois. »

Je soupirai, j’espérais en effet ne pas avoir à y remettre les pieds. Trop de souvenirs douloureux. Les cauchemars, les années de travail sur moi-même afin de reprendre une vie un tant soit peu normale. Me construire une nouvelle vie, tiré un trait sur notre passé. Je relevais la tête, auparavant concentré sur la carte et croisais de nouveau le regard de mon frère. Lui aussi avait souffert, je l’avais sentie dès les premiers instants où nous avions mis les pieds dehors. Je n’avais rien dit par peur de le braquer, mais j’avais ressenti toute la souffrance qu’il ressentait. Il était hors de question pour moi de le mettre en danger à cause d’une carte, j’avais donc pris ma décision. On ?  Roman, je suis désolé mais… il est hors de question que tu sois dans cette combine. Je ne veux pas te mettre en danger. Je t’aime, tu es la seule personne à qui je tiens réellement, alors cette carte et toute cette affaire tu oublies. Je te demande de me laisser gérer. »  Pas sûr qu’il apprécie ce que je venais de lui dire, mais il était mon frère et le garder sains et saufs était ma priorité. Même si pour ça je devais prendre quelques risques et me prendre une balle. « Bon, après, on vient tout de même de récupérer une excellente arme contre eux, et c'est clair qu'elle va nous être utile dans les prochains jours. Je sais que ça me ressemble pas trop de dire ça, mais on ne peut pas se précipiter au QG pour leur en mettre plein la gueule. T'avais prévu de faire quoi de cette carte, d'ailleurs, puisque tu ne semblais pas vraiment pressée de m'en parler ? » Mes muscles se raidirent quelque peu et finalement je me lovais de nouveau sous la couverture, oubliant presque l’histoire avec Anthelme.  « Je devais prendre contact avec Caesar une fois la carte terminé. (…) J’te l’ai dit je voulais pas te mettre en danger une nouvelle fois. Je… voulais gérer ça moi-même » Gérer ça moi-même oui, parce que je savais qu’il n’aurait pas voulu que je me mette en danger pour nous deux. « … et aussi parce que, je savais que tu n’allais pas accepter que je fasse ça toute seule, je te connais comme si je t’avais fais…»

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MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Dim 17 Jan - 11:50

Marah ne manqua pas de rappeler à Roman qu'il devait beaucoup à Caesar, et que donc il ne devait pas lui en vouloir s'il leur demandait quelques services de temps en temps. Roman devait être moins raisonnable que Marah, car il n'appréciait pas pour autant la situation. Même si, d'une façon ou d'une autre, ils avaient une dette à payer à Caesar, Roman préférait, comme toujours, la prendre en charge tout seul, et laisser Marah hors de danger. Elle n'était pas faible, loin de là, et Roman aurait vraiment pu la craindre à cause de son pouvoir s'il n'avait eu la certitude qu'elle ne s'en servirait jamais contre lui. S'il avait été paranoïaque et moins attaché à elle, Roman aurait pu penser que Marah le manipulait, mais il n'aurait jamais pu vivre avec elle s'il n'avait pas eu confiance en elle. Ce pouvoir avait cependant ses limites, et une personne au courant de la nature de celui-ci était déjà bien moins vulnérable qu'une personne qui en était inconsciente. Et surtout, contrairement au pouvoir de Roman, il ne lui permettait pas d'éviter les balles.
Mais allez expliquer cela à Marah. Roman avait abandonné l'idée depuis belle lurette. Pour son propre bien et pour le bien de leur relation.
Alors oui, Roman pouvait se permettre, pensait-il, de laisser passer quelques sous-entendus. Elle n'appréciait peut-être pas le « personne comme toi », mais ce n'était ni négatif ni méprisant de sa part : Roman avait seulement laissé entendre qu'elle n'était pas taillée pour ce genre de mission. Elle était trop gentille, Marah, pour faire confiance à leur mère. Sachant cela, Caesar aurait dû choisir l'autre jumeau... qui était encore moins bien taillé pour la mission, car il aurait fait foirer la mission avant même qu'elle ait commencée.

« Tu vois ce que je veux dire. » éluda-t-il une fois de plus, sachant que ce ne serait pas grave, puisqu'elle saurait ce qu'il voulait dire.

Marah sembla accepter plutôt bien la remarque, la prenant sur un ton de plaisanterie qui satisfit Roman. Parfait, il pouvait désormais envisager sereinement le plan qui allait leur permettre de prendre leur revanche sur Kanatrix... Marah, comme à son habitude, essayait de le dissuader de participer à la prochaine opération, avançant des arguments tout à fait justifiés, les mêmes que Roman utilisait pour l'exclure elle de ses propres affaires. Le jeune homme resta calme, comme à chaque fois qu'il fallait négocier avec sa sœur. Il était toujours touché de la voir s'inquiéter de la sorte pour lui, mais il ne pouvait pas accepter ces conditions.

« C'est trop tard, Marah, annonça-t-il le plus sérieusement qu'il put. Tu m'as déjà mis dans la confidence. On ne peut plus reculer, désormais. »

Apparemment, la carte était destinée à Caesar, qui s'occuperait sans doute de mettre au point un plan pour se venger de leurs ennemis. En effet, c'était logique, aussi logique que l'explication que Marah venait de lui fournir. Combien de fois encore les jumeaux allaient-ils se sortir la même excuse pour préserver l'autre ? Roman le savait, les jumeaux avaient toujours tendance à tenir pour l'autre, à vouloir le protéger en prenant sur soi un maximum de choses. Mais chez eux, l'instinct protecteur tournait à l'obsession irrationnelle.
Roman devait accepter le fait que Marah se foutait toujours dans les situations les plus dangereuses au monde. Que si Kanatrix était leur ennemi, que cette organisation les traquait injustement, qu'elle ne les laisserait jamais tranquille, Marah se mettait parfois volontairement en danger, parce qu'elle voulait aider les autres et qu'il existait, tout simplement. D'une certaine manière, Roman le savait, il était en partie responsable des débordements - ainsi les considérait-il - de Marah. Il la poussait à se montrer déraisonnable et irresponsable, à se jeter dans la gueule du loup, parce qu'une menace planait toujours sur lui, et qu'il avait été incapable de la repousser. Roman était pourtant conscient qu'il n'était pas coupable : il n'y pouvait rien s'il n'avait pas détruit Kanatrix, car seul ou même à deux, il ne pouvait rien faire. Cependant, il influençait le comportement de Marah par son existence même, et cette idée ne le réjouissait pas vraiment.
Un jour, peut-être, Roman devrait devenir un héros - ou un vilain, peu importe vu l'état où il était - pour sauver la femme la plus importante de sa vie. Cette destinée contrariait totalement ses projets d'avenir, mais qu'importe. Il ne pourrait pas se construire un avenir où Marah ne serait pas en sécurité.

« Peu importe ce que tu prévois avec Caesar, expliqua calmement Roman, je viens. Et c'est non-négociable. Tu sais à quel point je peux être têtu, et ce n'est pas parce que tu es ma sœur que je vais me laisser convaincre de rester dans mon coin pendant que tu joues l'héroïne. Non, c'est même le contraire. C'est parce que tu es ma sœur que je serai toujours à tes côtés pour t'épauler. Toujours. »

Roman accepterait de la suivre, c'était déjà pas mal : s'il s'écoutait, il l'enfermerait dans la salle de bain le temps des opérations. Il n'avait pas envie de se prendre avec Marah, mais il ne se laisserait pas convaincre. Son pouvoir pourrait toujours leur être utile, et il était hors de question qu'il la laisse partir sans une bouée de sauvetage, à savoir lui-même.
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SOS : 3029
ÂGE : vingt-cinq ans
CÉLÉBRITÉ : Elizabeth Olsen
NATURE : Pass-mental/psionique
EMPLOI : étudiante, fugitive de Kanatrix Corporation
LOCALISATION : Washington D.C avec Roman
POUVOIR(S) : Nouvelle mutation : EN COURS
Marah possède le pouvoir d'altérer la perception visuelle (manipulation mentale) en exerçant un contrôle mental sur une/des personnes visées.
Elle peut entrer également une fois dans la tête de la personne :
- modifier leurs émotions : les amplifier comme les « calmés » le contact physique l'aide, mais n'est pas nécessaire.
- Elle peut se "connecter" à la personne, ne faire plus qu'un et lui faire ressentir ce qu'elle ressent, jouer avec les émotions. ( Une bulle protectrice d'une couleur rouge écarlate entourent généralement les deux individus.
- avoir accès aux souvenirs, aux peurs, aux émotions
- avoir accès aux intentions du moment.
LES EFFETS SECONDAIRES : Elle a malheureusement des effets secondaires assez violent lorsque son champs d'action se voit augmenté. En effet lorsqu'elle use de son pouvoir à un haut degrés la jeune femme se voit affublé de crise apparenté à de l'épilepsie, avec des tremblements violents. ou encore se projette elle-même dans une "illusion" qu'elle crée ( en général ce n'est pas très agréable - elle projette souvent ses plus grande peurs). Seul, des médocs peuvent la calmé. Mais ce n'est pas toujours aussi simple. Son organisme à de plus en plus de mal à gérer les crises, et elle aussi.
- Récemment elle s'est vu avoir des saignements de nez.


CARNET
RÉPERTOIRE DE CONTACTS & LIENS:
DISPONIBILITÉ RP: overbooké ✗
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Marah Darshkov
Listen my Voice in your Head

MessageSujet: Re: FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah) Sam 23 Jan - 19:55




La vérité est soit remède, soit poison

Parfois il vaut mieux garder pour soi choses, au risque d'aggraver la situation.  - Marah et Roman


« Tu vois ce que je veux dire. » J’acquiesce rapidement, bien entendu que je comprenais ce qu’il voulait dire. Mais la situation exigée des sacrifices et si je devais donner un peu de ma personne pour protéger ceux que j’aimais le plus au monde et bien j’étais prête à courir le risque  « Je suis peut-être pas « taillé » pour ce genre de mission mais toi non plus Roman. » Lui fis-je remarquais en haussant un sourcil. « ose me dire le contraire ! » Je croise de nouveau son regard, j’espérais qu’il comprenne mon point de vue. Bien que je sache tout au fond de moi qu’il ne résisterait pas bien longtemps à vouloir me rejoindre dans cette « mission » suicide. Or, il n’était pas question pour lui d’avoir le dernier mot sur ce sujet. Le protéger était devenue ma priorité, alors j’espérais qu’il n’ait pas l’envie subite de foncée tête baisser et de s’aventurer sur le terrain seul, par simple « devoir » envers moi. Il m’était tout bonnement impossible de céder.

Malheureusement pour moi, Roman en avait décidé autrement. Insistant lourdement sur le fait qu’il allait lui-même ce jeter dans la gueule du loup. Je haussai les sourcils. « C'est trop tard, Marah, annonça-t-il le plus sérieusement qu'il put. Tu m'as déjà mis dans la confidence. On ne peut plus reculer, désormais. » J’hausse un sourcil et dévie mon regard une fraction de seconde, me mordillant au passage l’intérieur de la bouche contrarié. Mais soit, j’avais ma petite idée pour le dissuader.  « Ben voyons ! (…)  Roman, je te préviens si tu tentes de faire quoi que ce soit, j’emploierai la manière forte ! (….) Tu sais très bien que ma seule priorité et de te garder en vie et s’il le faut je n’hésiterai pas à utiliser mon pouvoir sur toi. » Concluais-je alors que je sentais qu’il n’allait pas apprécier la suite. J’avoue «  employer » cette méthode n’était qu’un dernier recours, je trouverais sans doute d'autres méthode pour l’écarté momentanément de toute cette histoire.

« peu importe ce que tu prévois avec Caesar » expliqua calmement Roman, « je viens. Et c'est non négociable. Tu sais à quel point je peux être têtu, et ce n'est pas parce que tu es ma sœur que je vais me laisser convaincre de rester dans mon coin pendant que tu joues l'héroïne. Non, c'est même le contraire. C'est parce que tu es ma sœur que je serai toujours à tes côtés pour t'épauler. Toujours. » Je le fixais longuement, droit dans les yeux, lui prenant sa main. « Ce n’est pas une question de jouer les héroïnes, j’en peux plus de tout ça, de cette vie. Je veux en finir » Expliquai-je, marquant une petite pause.  « et ça, je ne pourrais le faire seulement si je sais que tu es en sécurité. Roman, j’ai comme un pressentiment depuis plusieurs jours. Je le sais, je le sens qu’il va se passer quelque chose de grave mais… je suis juste incapable de dire quoi. Et je ne veux absolument pas que tu sois là, si ça arrive. Je veux que tu sois en sécurité, sinon je me connais je vais perdre les pédales et tout va aller de travers »

Oui, c’est le cas de le dire, et j’étais à des années-lumière d'âme doutée qu’en réalité j’aie tout juste. Mon frère, une balle dans l’abdomen, moi et mon retour à Kanatrix enferment pendant un mois entier. Changé probablement à jamais. En piteuse état, incapable de parler, d’utiliser mon pouvoir, brisé en petit morceau. Il allait falloir que je réapprenne à vivre, à mettre ma peur de côté et que j’avance une nouvelle fois.

Spoiler:
 

love.disaster

___________________________________



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La vie sans toi ne vaut la peine d'être vécu, tu es mon confident, ma moitié, mon âme soeur. Tu es le seul qui a su me percer à jour. Le seul en qui j'aurais toujours confiance. Tu es mon frère, mon jumeau, mon tout. Tu es tout simplement irremplaçable. Toi Roman.▵ Fausse identité : Irina Ieltsine (c) hawking
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FLASHBACK : La vérité est soit remède, soit poison. (Marah)

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